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Accueil Activités de protection de lenvironnement en Ile-de-France Année 1996 Unité : milliard de francs
Source : BIPE d'après données régionales Par rapport à 1995, année de réalisation de la première édition de la " valorisation économique de l'environnement en Ile-de-France ", et 1996/1997, on constate les évolutions suivantes : - une augmentation limitée des activités, de l'ordre de 2,2% en francs courants, la quasi-stagnation des investissements (+1%) étant contrebalancée par une hausse un peu plus forte des dépenses de fonctionnement (près de 3%); - de ce fait, les créations d'emplois sont demeurées limitées, l'emploi direct total relatif aux activités de protection de l'environnement culminant à un volume global proche de 35000 emplois (+0,8%), la baisse des emplois pour la fabrication et la mise en place des équipements (un peu plus de 13 000 emplois au total) étant plus que compensée par des créations d'emplois pour le fonctionnement des systèmes (stations dépuration, centres de traitement des déchets...), qui représente plus de 21 000 emplois en Ile-de-France. Les emplois directs de protection de lenvironnement en Ile-de-France Année 1996 Source : BIPE d'après données régionales Cette évolution globale masque des évolutions différenciées suivant les acteurs : - les dépenses environnement du Conseil régional ont cru significativement, de l'ordre de 8,7% en francs courants entre 1995 et 1996, - les dépenses des Conseils généraux ont elles aussi reculé en 1996 et probablement en 1997, de façon plus modérée (-2,5% en francs courants en 1997); - les dépenses des communes et organismes intercommunaux, y compris Paris, ont certes augmenté en 1996 et 1997 (+4% hors Paris, +2,8% pour Paris), mais cette augmentation résulte surtout de la croissance des dépenses de fonctionnement, qui représente la plus grosse partie des dépenses communales; - les données définitives relatives aux entreprises industrielles sont plus anciennes, mais laissent apparaître un recul des investissements en francs courants depuis plusieurs années; - logiquement, les données disponibles relatives à l'activité des entreprises éco-industrielles montrent une progression très limitée des effectifs (+1% en 1996). Ces informations sont à rapprocher des indications disponibles sur l'évolutions des pressions sur l'environnement et le contexte économique général, comme l'illustre le tableau ci-dessous. Les indicateurs clés sélectionnés ne donnent évidemment pas une image exhaustive de lévolution de la protection de l'environnement et des pressions sur l'environnement, mais ils permettent de mettre en lumière certaines évolutions intéressantes, qu'il s'agira de comparer aux informations, encore parcellaires, sur l'état de l'environnement. Tableau de bord 1997 de l'économie de lenvironnement en Ile-de-France : sélection d'indicateurs clés
Source : BIPE d'après données régionales, 1998 Pour ce qui concerne l'économie francilienne dans son ensemble, les indicateurs disponibles laissent à penser que la première moitié des années 90, y compris l'année 1996 n'a pas été une période favorable dans la région. Les emplois industriels ont baissé de 19% entre 1989 et 1994, avec de plus une baisse très forte de la demande adressée à l'industrie en 1995 et 1996, qui n'a pas été sans conséquences sur la production industrielle. L'emploi total (actifs occupés) a décru sensiblement entre 1992 et 1996, revenant à un niveau proche de 1987, avec corrélativement une hausse très significative du nombre de chômeurs (+62% entre 1991 et 1996), le taux de chômage demeurant toutefois inférieur aux autres régions. Ces difficultés conjoncturelles, largement partagées avec le reste de la France, ont un impact non négligeable sur les activités de protection de l'environnement en France, et il paraît donc logique que cela soit aussi le cas en Ile-de-France. Les effets sur l'évolution des pressions sur l'environnement sont pour certaines d'entre elles favorables mécaniquement (une baisse de la production entraînant une baisse de la consommation de matières premières, puis de la production de déchets, par exemple), mais cela est loin d'être vérifié pour l'ensembles des pressions sur l'environnement, comme l'attestent quelques indicateurs disponibles sur l'Ile-de-France. Ainsi les nuisances dues au transport routier continuent à croître, le parc de voitures ayant progressé régulièrement, de l'ordre de 2% par an ces dernières années (+32% entre 1981 et 1995). Parallèlement la poursuite de l'étalement de l'habitat (la population de la grande couronne a augmenté de 1,26% par an entre 1990 et 1995) constitue un facteur de pression sur les territoires encore non urbanisés de la région, et un facteur d'accroissement du transport routier. De plus, on constate que la consommation d'énergie, mesurée par exemple à travers la consommation d'électricité a augmenté de plus de 10% entre 1990 et 1995, même si l'année 1995 est caractérisée par un ralentissement de cette évolution. Concernant l'industrie, l'hystérésis des phénomènes environnementaux peut impliquer la découverte de problèmes dus à la présence ancienne d'activités (pollution des sols, par exemple), que le ralentissement conjoncturel de l'activité peut aggraver plus que résoudre (insolvabilité des responsables de pollutions). Enfin, on constate l'émergence de nouvelles préoccupations environnementales, en particulier la volonté de lutter contre la pollution de l'air, dans une optique qui peut faire croire à une montée des politiques préventives, notamment en ce qui concerne les flottes automobiles des municipalités, à court terme, et à plus long terme, la relance de la politique de maîtrise de la demande en énergie, pour laquelle les collectivités locales pourraient également jouer un rôle de premier plan. |
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