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Efficacité énergétique



Utilisation rationnelle de l'énergie

Maîtrise de la demande d'électricité

Technologies propres



Les ingrédients d'une stratégie énergétique gagnante sont la maîtrise des consommations d'énergie, la diversification des sources d'énergie et l'utilisation de technologies propres, sobres et efficaces.

Une dose d'action sur les comportements des utilisateurs complète ce dispositif : information, formation, incitations financières.

Depuis sa création, l'Arene accompagne les collectivités, les entreprises et les particuliers d'Ile de France dans leurs efforts liés à l'utilisation rationnelle de l'énergie dans les bâtiments, les transports et à la maîtrise de la demande d'électricité (MDE).

Utilisation rationnelle de l'énergie
Economies d'énergie dans les secteurs consommateurs

Bâtiments
L'utilisation rationnelle de l'énergie dans les bâtiments a pour objectif la satisfaction des besoins des utilisateurs à confort égal mais à consommation d'énergie moindre.

I
l faut en premier lieu, s'assurer d'une bonne conception du bâtiment : enveloppe du bâtiment, orientation du bâti, isolation des parois opaques et vitrées, ventilation.

Ensuite, le chauffage et la production d'eau chaude sanitaire en s'assurant d'un dimensionnement correct des installations en fonction des besoins, en choisissant des équipements techniques performants (chauffage, eau chaude, régulation, programmation) et en ayant recours à des sources d'énergie adaptées (énergie fournie par des techniques de production à haut rendement comme la cogénération, énergie locale et renouvelable telle que le bois ou la géothermie).

Enfin, la gestion optimisée de l'espace sera obtenue par un comportement éco-responsable des utilisateurs, par un suivi des consommations et des dépenses et par un entretien régulier et une bonne maintenance des installations.

Il peut être utile de compléter l'information contenue dans cette rubrique par la problématique traitée dans « HQE et renouvellement urbain durable ».


Le bâtiment est divisé en deux domaines : l'habitat et le tertiaire.

Habitat
Le parc résidentiel en Ile de France compte plus de 5 millions de logements dont 89 % sont des résidences principales.
Les résidences principales, au nombre de 4,5 millions sont composées de 3,3 pièces en moyenne et sont occupées par 2,4 personnes. Plus des deux tiers sont des logements en immeubles collectifs.
Le chauffage représente 57 % des consommations d'énergie, l'eau chaude sanitaire 11 %, la cuisson 6 % et les usages spécifiques de l'électricité 26 %.

Tertiaire
Le tertiaire concerne les branches suivantes: Patrimoine communal, bureaux, commerces, locaux d'enseignement, santé, loisirs-sports-culture, cafés-hôtels-restaurants. Cela représente une surface de 190 millions de m2 en Ile de France dont plus du quart pour les bureaux et administrations.

Le tertiaire représente 15 % de la consommation d'énergie de tous les secteurs et se décompose en trois catégories d'usage : le chauffage représente près de la moitié des consommations ; viennent ensuite les autres usages thermiques (eau chaude sanitaire, cuisson) pour 15 % et enfin les usages spécifiques de l'électricité pour environ 40 %.





Efficacité énergétique et collectivités locales

L'ARENE et le CLER ont réalisé, en 2005, une enquête auprès des acteurs franciliens de l’énergie : collectivités, sociétés de service énergétique et bureaux d’études afin de mieux cerner les attentes des collectivités et la nature de l’offre en matière d’efficacité énergétique.

Pour en savoir plus :
  Télécharger la synthèse de l'étude :
      Enquête exploratoire auprès des collectivités territoriales franciliennes
      et des sociétés de services énergétique : attente des collectivités et nature de l'offre
87 Ko






Consommation énergétique des établissements d’enseignement

La consommation d’énergie est un poste important du budget de fonctionnement des établissements d’enseignement. Généralement, des économies importantes peuvent être effectuées en agissant à deux niveaux :

  • sensibilisation des usagers à avoir des comportements sobres en énergie ;
  • amélioration de l’efficacité énergétique du bâtiment et des équipements.

En mai 2005, l’Arene a financé une opération de sensibilisation à la consommation énergétique au lycée Jean Perrin de Saint-Ouen l’Aumône (95). Cette opération comportait d’une part un diagnostic énergétique assorti de recommandations, d’autre part la réalisation d’actions de sensibilisation (expositions, conférences…) durant une semaine.

L’Arene prévoit de renouveler cette opération dans 3 lycées en 2006, puis de rédiger un guide méthodologique de sensibilisation à la maîtrise de l’énergie qui sera diffusé dans les tous les lycées d’île de France.

Pour en savoir plus :
 Télécharger le rapport du prédiagnostic énergétique du lycée Jean Perrin 800 Ko
 Télécharger la fiche d’opération de la semaine de l’énergie au lycée Jean Perrin
813 Ko




Maîtrise de la demande d'électricité

La MDE est la mise en œuvre de solutions qui concourent à réduire tant les besoins des utilisateurs que les consommations d'électricité

Une politique MDE pourra s’appuyer sur trois axes :

  • Des mesures d’inventaires et de suivi des bâtiments, appareils et usages

  • La gestion technique et technologique : Utilisation d'appareils performants et meilleure gestion de leur fonctionnement
  • L’action sur les comportements via l’information et la formation : Prise de conscience des utilisateurs de la rareté des ressources et de la nécessité de préserver l'environnement qui fait alors d'eux des consommateurs acteurs, des consommateurs éco-citoyens.


Quels sont les domaines d’applications de la MDE ?
Les appareils électrodomestiques, les nouvelles technologies de l’information et des télécommunications, l’éclairage des locaux, l’éclairage public et diverses applications industrielles.

a) Les appareils électrodomestiques : Faites confiance à l'Etiquette Energie

Un ménage moyen consomme 3 635 kWh par an d'électricité pour les appareils électroménagers, selon une estimation EDF pour l'année 1997, ce qui correspond à 33 TWh pour tous les ménages en France. Ce chiffre est en constante augmentation avec la croissance du nombre d'appareils dans les ménages, le multi équipement, notamment pour les téléviseurs, et la montée en puissance de la fonction veille des équipements utilisant une télécommande.

Maîtriser la demande d'électricité dans ce domaine passe par l'achat d'électroménager performant (Etiquette énergie) et d'ordinateurs moins gourmands en électricité (équipés du label Energy Star) et par une utilisation plus rationnelle des équipements électriques de la maison : coupure de la fonction veille sur le téléviseur ou le magnétoscope, coupure de l’alimentation électrique de l’ordinateur familial et de l’imprimante quand ceux-ci ne sont pas utilisés.


b) Les nouvelles technologies de l’information et des télécommunications

La gestion rationnelle de l’électricité dans les bureaux est un gisement immense d’économie d’énergie.

Cela passe d’une part par une politique d’achats réfléchie de ces équipements que sont les ordinateurs, les imprimantes, les photocopieuses, les fax et également tous les petits appareils d’appoint comme les machines à café ou encore les bouilloires.

Pour s’équiper de matériels performants, la base de données Energy Star permet d’identifier et de comparer les équipements avec les meilleurs rendements.
Un appareil équipé du label Energy Star est un appareil garantissant un niveau minimal d’efficacité énergétique et qui est doté d’une fonction qui permet d’économiser l’énergie, en mode veille, en coupant partiellement l’alimentation électrique. Pour les ordinateurs, attention à ne pas confondre avec les économiseurs d’écran qui n’augmente que la durée de vie de l’écran.
Pour en savoir plus : Le site www.eu-energystar.org/fr vous permettra d’approfondir cette question.

Pour le cas particulier des écrans, une avancée notable concerne l’arrivée sur le marché des écrans plats qui cumulent de nombreux avantages : moindre pénibilité à l’usage, gain de place, consommation d’énergie réduite considérablement et diminution de la chaleur dégagée.

D’autre part, l’action sur les comportements des utilisateurs est un vecteur d’économie tout aussi important. Organiser des campagnes d’affichage et des formations pour les personnels, communiquer régulièrement sur le thème des gains énergétiques et environnementaux sont des actions tout aussi génératrices d’économie.
Pour en savoir plus : de nombreux conseils et idées peuvent être piochés sur le site www.energyoffice.org.


c) L’éclairage

Les gains d’efficacité énergétique en matière d’éclairage concernent tous les secteurs habitation, bureaux, patrimoine communal, locaux commerciaux ou industriels et éclairage public.


L'éclairage des locaux : Proscrivez les halogènes et n'utilisez plus que des lampes de faible consommation
Les collectivités, les ménages et les entreprises peuvent s'engager dans une démarche de MDE très facilement par le biais de l'éclairage des locaux en s'équipant de lampes fluocompactes (ou basse consommation) et de tubes fluorescents T5, à chaque changement d'ampoules. Les lampes basse-consommation consomment 5 fois moins d'énergie que les lampes à incandescence et ont une durée de vie 10 fois plus longue. Les ampoules halogènes sont à éviter car elles ont une efficacité lumineuse moindre pour une durée de vie moins longue et une consommation élevée.



L'éclairage public : Les lampes à vapeur de sodium
L'éclairage public représente environ 40 % de la facture d'électricité d'une commune. Il est possible de s'éclairer mieux, en consommant moins.
Pour cela, il faut privilégier les lampes à vapeur de sodium (pas de mercure donc bon pour l'environnement, durée de vie plus longue, consommation réduite) avec des luminaires qui réfléchissent la lumière vers le bas (pour réduire la pollution lumineuse) en pensant aux régulateurs de tension (qui optimisent le confort visuel, augmentent la durée de vie des lampes et diminuent la consommation d'électricité), en faisant varier le niveau d'éclairement en fonction de l'horaire (permet d'économiser l'énergie) et en mettant en place une politique de maintenance et d'entretien du réseau d'éclairage public.



Journées Nationales de la Lumière - 20 & 21 septembre 2004

Les 20 et 21 septembre 2004 se sont déroulées à Lille les Journées Nationales de la Lumière, organisées par l’Association Française de l’Eclairage. Plus de 400 professionnels de l’éclairage avaient fait le voyage.

Cette édition 2004 était résolument tournée vers le développement durable et la maîtrise de l’énergie.

Dans la première session consacrée à l’éclairage public, la présentation de l’élue de la ville de Lille en charge du développement durable s’est faite en tandem avec le responsable technique de l’éclairage public : à Lille, la mesure des attentes des citoyens a été prise lors de forums de concertation. Parallèlement, la définition du marché public a été envisagée en termes de coût global. Au final, les objectifs du schéma directeur d’aménagement - lumière de la ville comprenaient notamment la sécurité des biens et des personnes, le prolongement des activités la nuit et la maîtrise des coûts, dans un esprit de service à la population. Ce schéma a abouti à la signature d’un marché public qui a été signé pour 8 ans et qui comprend la fourniture d’énergie avec une économie annoncée de 40 %, la réduction de la pollution lumineuse et des déchets et le développement des énergies renouvelables (contrat d’énergie verte et installation de panneaux photovoltaïques).

Les lumières flamandes étant à l’honneur, les villes de Bruges et de Gand ont également présenté leur plan lumière sur le mode du développement durable et de la maîtrise de l’énergie.

D’autres sessions consacrées à des témoignages sur la maintenance de l’éclairage public et intérieur ou encore sur l’éclairage des commerces ont présenté les derniers développements en la matière.

Concertation, coût global, économie d’énergie, développement du diagnostic et de la maintenance des installations, adaptation à la demande des quartiers : autant d’éléments de réussite des installations d’éclairage public et d’éclairage intérieur qui ont ainsi été largement débattus pendant ces deux journées.

Pour conclure, annonçons dès maintenant la prochaine édition des JNL qui se tiendra en septembre 2006 à Bordeaux.
Contact : Marie-Laure Falque-Masset





Les outils

Guide de recommandations pour les bâtiments d'enseignement sur la maîtrise de la demande d'électricité à destination des intendants de lycées.
Réalisation commune des quatre partenaires régionaux (Conseil régional, DR ADEME, DR EDF et Arene Ile de France), cet outil se présente sous forme de questions-réponses déclinées par fiche : cuisine, auxiliaires de chauffage et de ventilation, bureautique, équipements sportifs, eau chaude sanitaire et éclairage. Il comporte également un cahier sur le contrat de fourniture d'électricité et la lecture de la facture. Enfin, un mémo sous forme de carnet petit format rappelle les principales recommandations pour les bâtiments d'enseignement en matière de MDE

Diagnostic MDE des parties communes :
Campagne de mesures dans 359 logements sociaux à Montreuil des consommations électriques des ascenseurs, de l'éclairage des circulations, de la ventilation mécanique contrôlée, de l'éclairage des parcs de stationnement et des extérieurs.
Les principaux résultats et enseignements à tirer de cette action menée par MVE (Maîtrisez Votre Energie, l'agence locale de Montreuil, Vincennes et Bagnolet) sont disponibles sous forme de fiches Arene.

Promotion et diffusion des LBC à Malakoff
La ville de Malakoff s'est engagée dans une opération pilote de diffusion des lampes basse consommation, les lampes fluorescentes, avec le concours de l'Arene, de l'Ademe, d'EDF et du SIPPEREC.




    Technologies propres et performantes de production et distribution d'énergie

    Cogénération
    La cogénération est la production combinée de chaleur et d'électricité, à partir d'un combustible. Le rendement de ce type d'installation est plus élevé que celui des filières classiques et les émissions de gaz à effet de serre sont plus réduites.

    La cogénération représente aujourd'hui 3 à 4 % de la production d'électricité en France, ce qui est beaucoup moins qu'aux Pays-Bas, par exemple (43%).

    La directive européenne relative à la promotion de la cogénération (2004/8/CE) prévoit d'augmenter la part de la cogénération dans la production d'électricité de 9% en 1994 à 18`% d'ici 2010.

    En Ile-de-France on dénombre 167 cogénérations pour 831 MW installés en 2000. Parmi les opérations exemplaires en Ile de France, on peut citer les turbines à gaz de l'aéroport de Roissy CDG. Les deux unités de cogénération alimentant le réseau de chaleur de la CPCU à Saint Ouen et à Vitry sur Seine permettent 500 000 tonnes de CO2 évités soit une réduction de 30 % des émissions. Voir fiches.

    Réseaux de chaleur
    Un réseau de chaleur encore appelé réseau de chauffage urbain est un ensemble de canalisations qui empruntent, en général, le sous-sol des voies publiques pour distribuer de la chaleur en milieu urbain. La chaleur est transportée, soit sous forme d'eau chaude, soit sous forme de vapeur d'eau. Les utilisateurs se raccordent au réseau pour prélever, grâce à un échangeur, une partie de cette chaleur, puis ils la distribuent dans leurs locaux. La production de chaleur pour le réseau se fait dans des centrales importantes qui utilisent de diverses énergies (géothermie, fuel lourd, charbon, gaz, chaleur provenant de l'incinération des ordures ménagères). Il existe également des réseaux de froid qui distribuent de l'eau glacée destinée à la climatisation de locaux.

    Il existe actuellement plus d’une centaine de réseaux de chaleur en Ile-de-France. Parmi ceux-ci, on trouve 29 réseaux alimentés par la géothermie qui représentent plus de 1,6 millions de MWh vendus.
    Pour en savoir plus En savoir +

    La répartition des réseaux de chaleur géothermiques par département est la suivante :

    Département
    Commune Mise en service
    Seine et Marne
    (77)
    Chelles
    Coulommiers
    Le Mée sur Seine
    Meaux Beauval
    Meaux Collinet
    Meaux Hôpital
    Melun
    1986
    1981
    1978
    1983
    1982
    1983
    1971


    Essonne
    (91)
    Epinay sous Sénart
    Montgeron
    Ris Orangis
    Vigneux sur Seine
    1984
    1982
    1983
    1985


    Seine Saint Denis
    (93)
    Blanc Mesnil
    Clichy sous Bois
    La Courneuve Nord
    La Courneuve Sud
    Tremblay les Gonesse
    1983
    1985
    1983
    1982
    1984


    Val de Marne
    (94)
    Alfortville
    Bonneuil sur Marne
    Cachan
    Champigny sur Marne
    Chevilly Larue-L’Hay les roses
    Créteil
    Fresnes
    Maisons Alfort 1
    Maisons Alfort 2
    Orly 1
    Orly 2
    Sucy en Brie
    Thiais
    Villeneuve Saint Georges


    1986
    1986
    1984
    1985
    1985
    1985
    1986
    1985
    1986
    1984
    1986
    1984
    1986
    1987


    Val d’Oise
    (95)
    Villiers le Bel 1985

    Enfin, 17 de ces réseaux sont également couplés à des cogénérations (moteur à gaz, turbine à gaz ou moteur à fuel domestique).

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