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L'énergie en Ile-de-France




 Enjeux

 Tableau de l'énergie en Ile-de-France

Potentiels Franciliens

 Contexte régional




Enjeux
Les enjeux en matière d'énergie ne peuvent être abordés en Ile-de-France sans considérer le contexte européen et mondial

L'énergie constitue un enjeu planétaire :
Elle est indispensable aux activités humaines et économiques et plus globalement à la vie. Nous, franciliens consommons quotidiennement de l'énergie pour nous déplacer, pour nous chauffer en hiver ou pour nous rafraîchir en été, pour faire fonctionner nos appareils électroménagers (réfrigérateur, télévision, machines à laver le linge ou la vaisselle, ordinateur, ), pour nous éclairer mais aussi pour notre alimentation dont la production est consommatrice d'énergie, et enfin pour notre bien être (production des biens de consommation)

L'accès à l'énergie constitue donc un enjeu social et un enjeu économique important :
L'Ile de France est à 95 % dépendante d'importations d'énergie (électricité, énergies fossiles). A l'échelle planétaire, l'accès aux ressources énergétiques risque de devenir progressivement de plus en plus difficile : les ressources d'origine fossile ne sont pas inépuisables et nous les consommons en quantité de plus en plus importantes. Par ailleurs, les pays pauvres aspirent légitimement eux aussi à se développer et tout développement est consommateur d'énergie

L'enjeu écologique tend à devenir majeur et urgent :
Production et consommation d'énergie génèrent des émissions de polluants dans l'air qui localement ont un impact important sur la santé des habitants .
Le réchauffement climatique lié aux émissions de gaz à effet de serre générées par la combustion des énergies fossiles peut être grave de conséquences sur les écosystèmes naturels et humains (disparition d'espèces, inondations, sécheresses, .... ).
Pour inverser le phénomène de changement climatique lié aux émissions de gaz à effet de serre, les pays développés devraient diviser par deux leurs émissions à l'horizon 2050. Cela reviendrait à diviser par deux nos consommations d'énergie ou à remplacer la moitié de nos consommations d'énergie fossiles par des énergies renouvelables ou non émettrices de gaz à effet de serre.
Un rapport de l'Agence internationale de l'énergie prévoit qu'en 2050, si rien n'est fait, les consommations d'énergie auront augmenté de 69 % au niveau mondial et les émissions de gaz à effet de serre d'autant.

L'énergie constitue donc un enjeu essentiel du développement durable :
Le rôle de l'Arene est de contribuer à l'échelle de la région à une meilleure connaissance de cet enjeu (suivi des consommations régionales, impacts en terme de pollutions, identification des acteurs..), à évaluer les potentiels de maîtrise de l'énergie et énergies locales/renouvelables, à proposer des objectifs et favoriser l'intégration de la dimension énergie dans les politiques locales et territoriales, les pratiques des entreprises, des acteurs et des franciliens, en considérant les dimensions économique et sociale.






Potentiels Franciliens

1/ L'efficacité energétique
Agir positivement dans le domaine de l'énergie, c'est commencer par une bonne gestion de l'énergie. Le premier niveau d'action pour réduire les conséquences négatives liées à l'utilisation massive d'énergie (pollutions de l'air, émissions de gaz à effet de serre, dépendance énergétique), c'est la maîtrise de l'énergie et l'efficacité énergétique.

Les moyens techniques performants existent :

  • Technologies efficaces permettant un même niveau de confort : systèmes de régulation de chauffage, installations rénovées et performantes, ampoules basses consommations,
  • Techniques de production et de distribution de l'énergie efficaces et performantes : cogénération, réseaux de chaleur, ..
  • Concevoir et construire des bâtiments économes en énergie (bioclimatique et haute qualité environnementale) – cf. thématique HQE sur ce site.

Outre les aspects techniques, la sensibilisation de l'ensemble des acteurs (entreprises, collectivités locales, particuliers), la diffusion d'une culture de la maîtrise de l'énergie constitue la clé de voûte de la politique régionale en la matière.

En matière de chauffage, de process industriels, de demande en électricité, d'importantes économies d'énergie sont encore réalisables en Région Ile de France. Les études menées par l'Arene ont permis d'identifier des potentiels d'économie importants et facilement exploitables.

Le gisement d'économies d'énergie comporte deux volets : l'un concerne l'électricité, l'autre concerne les énergies primaires (énergies fossiles en particulier).


1-1 - Maîtrise de la demande en électricité (MDE)
Deux secteurs représentent un potentiel important de maîtrise de la demande d'électricité en Ile-de-France : bâtiments de bureaux et de commerces. Ils sont de gros utilisateurs d'électricité.

MDE dans les Bureaux
Une première étude réalisée par l'Arene (Etude de la M.D.E dans le secteur tertiaire - Rapport M. A. PERREZ - Arene 1997) évalue le potentiel M.D.E à l'horizon 2015 comme suit, par ordre d'importance :

  • la bureautique, le gisement de loin le plus important, représente un gisement de 4 500 GWh, soit près de deux tiers des consommations de ce poste,
  • l'éclairage représente un gisement d'économies d'électricité de 500 GWh soit 40 % des consommations de ce poste,
  • les ascenseurs représentent un gisement de 44 GWh .
  • soit un potentiel d'économies de 5 000 GWh à l'horizon 2015 (1) pour ces trois usages sur l'ensemble du secteur tertiaire (environ 22 % des consommations électriques actuelles du secteur).
    (1) Calcul réalisé sur la base d'une simulation d'évolution des consommations électriques à l'horizon 2015 dans ce secteur en fonction des usages.


MDE dans le Résidentiel,
L'ADEME a évalué * sur la base des premiers résultats d'opérations pilotes réalisées en Saône et Loire et dans la Drôme, entre 7 200 et 9 600 GWh les économies qui pourraient être générées dans ce secteur en Ile de France.

* Etude des opérations pilote maîtrise de l'énergie dans les bâtiments des collectivités locales en Saône et Loire (CIEL) / Drôme (ECODROME) ADEME - 1997. )


Potentiel global de MDE en Ile de France
En 2001, INESTENE a conduit une étude d'évaluation du potentiel MDE en Région Ile de France pour le compte de l'Arene. L'analyse se penche sur les évolutions de consommations d'électricité entre 1996 et 2020 et fait apparaître une augmentation des consommations de 1,5% par an en moyenne si les tendances actuelles se poursuivent. L'étude met également en avant un potentiel de 20 % d'économie d'électricité à partir de mesures prises principalement dans le secteur tertiaire puis dans les résidentiel et concernant en priorité l'éclairage, le chauffage, le froid, la force motrice et le traitement d'air.



1.2 - Economies en énergies primaires consommées pour les process en énergies primaires consommées pour les process industriels, le chauffage des bâtiments

Dans le secteur tertiaire,
En l'absence d'étude d'évaluation dans ce domaine à un niveau régional, on peut estimer le gisement d'économies sur le chauffage du tertiaire à partir de différentes enquêtes et audits menés par l'ADEME sur les bâtiments de collectivités locales et sur certains bâtiments de l'Etat.

Il en ressort un minimum de 12 % d'économies d'énergie primaire réalisables par rapport aux consommations actuelles soit une économie annuelle en énergies fossiles de l'ordre de 275 000 tep par an sur le tertiaire public.
(Les travaux qui permettraient de générer cette économie ont été pris avec un temps de retour de 4 ans. Des travaux importants sur le bâti entraîneraient des économies plus importantes).


Dans les secteurs du commerce et de l'industrie ,
Le gisement est à évaluer dans ces deux secteurs.

A titre d'indication, la consommation totale en énergies fossiles du secteur industriel (chauffage et fours/séchoirs principalement) en Ile de France était de 1,2 M. tep environ en 1995 pour une consommation totale de 3 M. de tep (électricité + énergies fossiles).


Dans le résidentiel,
Même si en matière de maîtrise des consommations d'énergie primaire, le gisement du résidentiel a été en partie exploité, grâce, entre autres, à la réglementation (notamment dans les logements collectifs), il y a encore des choses à faire notamment dans l'habitat individuel ou les copropriétés ( gisement à évaluer).



1.3 Economie en énergies primaires dans les transports
Le Plan de déplacements urbains (encore en cours d'élaboration) prévoit pour les six années à venir (2000-2006) :

  • une baisse de l'usage des voitures particulières de 3%, ce qui reviendrait à une économie de 90 ktep
  • une croissance du transport de marchandises par voies fluviales et ferrées de 3 % est prévue, ce qui entraîne une économie de l'ordre de 40 ktep

Des efforts pourraient être faits en ce qui concerne le transport de marchandises par les petits utilitaires, qui consomment 75 % de l'énergie nécessaire au trafic routier de marchandises.

Les évolutions techniques concernant les motorisations et les carburants permettront également des gains sur la consommation des véhicules qu'il reste à évaluer.

De même, les impacts en matière de consommation liés à l'utilisation d'énergies alternatives à l'essence et au gazole (GNV, GPL, électricité, biocarburants, pile à combustible) sont à évaluer.

Pour en savoir plus, voir la thématique « transports propres » de ce site .





2 / L'utilisation des énergies locales et renouvelables
Après avoir examiné les moyens d'utiliser efficacement l'énergie, le deuxième niveau d'actions est le choix des sources d'énergie avec notamment la possibilité de recourir aux énergies nouvelles et renouvelables.

Dans une logique de développement durable, cette analyse doit se faire en considérant les aspects techniques (adaptation aux usages), les aspects économiques à travers le coût global investissement /exploitation sur la durée de vie des matériels, les aspects environnementaux et sociaux.

Comparé aux énergies classiques (fossiles et nucléaires), les énergies renouvelables présentent le double avantage de ne pas être source d'émissions de gaz à effet de serre lors de leur utilisation et de présenter des gisements renouvelables donc inépuisables. Ce sont des énergies de flux, par opposition aux énergies dites de stock (gaz, fioul , charbon, uranium, ..) dont les gisements sont limités.

Ce sont par ailleurs des énergies locales participant au développement local et créatrices d'emplois.


2.1 Les cinq familles d'énergie renouvelables

  • L'énergie fournie par le vent : “ l'éolien ” : l'exploitation de l'énergie du vent peut permettre de produire de l'énergie mécanique (moulin à grains) ou électrique (éolienne)
  • Energies fournies par le soleil : l'énergie du soleil peut être exploité pour la pour la production d'eau chaude ou le chauffage et l'énergie photovoltaïque pour la production d'électricité (solaire photovoltaïque)
  • L'énergie issue de la biomasse : production de chaleur (et d'électricité par cogénération) par combustion directe du bois, de la paille (ou autres sous-produits agricoles) Dans cette catégorie, on trouve aussi le biogaz issu de la décomposition anaérobie (méthanisation) de la biomasse et les cultures énergétiques (entre autres les biocarburants issus de colza ou ce betterave) .
  • L'énergie hydraulique : utilisation de la force de l'eau pour la production d'énergie mécanique ou électrique
  • L'énergie de la terre : la géothermie pour la production de chaleur voire d'électricité à partir des nappes d'eau chaude des couches profondes de la terre (60 à 150° c) et pompes à chaleur
    (< 30 °) extrayant l'énergie du sol ou de l'eau en surface ou à faible profondeur.

Pour en savoir plus :
www.energies-renouvelables.org (cf. fiches pédagogiques : "les 5 familles énergies renouvelables")
ou demandez l'exposition


2.2 L'Ile de France est riche en énergies locales et renouvelables
L'Arene a conduit depuis 1996, des études de potentiel qui ont permis d'évaluer les différentes énergies renouvelables mobilisables en Ile de France. Toutes les énergies renouvelables sont présentes en Ile de France. Les potentiels énergétiques exploitables sont dignes d'intérêt.

Les énergies renouvelables peuvent contribuer de façon significative aux besoins énergétiques franciliens. Cela suppose aussi que les filières énergies renouvelables puissent se structurer et se professionnaliser, action pour laquelle l'Arene intervient en conseil à la région et en assistance auprès des acteurs.


La biomasse

Le bois énergie
On peut distinguer trois gisements de bois énergie en Ile de France :

  • le gisement de bois de rebut ( déchets d'emballage en bois (palettes, caisses..), déchets de chantiers, bois d'élagage et sous-produits de l'industrie du bois (scieries, menuiseries)
  • Le gisement issu de forêt mobilisable en Ile de France
  • le gisement qui serait issu du développement des cultures énergétiques en Ile de France de bois énergie présente plusieurs intérêts

Au total, c'est un gisement de 100 000 à 300 000 tep de bois qui pourrait être exploité à moyen et long terme en Ile de France
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La paille
L'Ile de France est une grande région céréalière et donc grosse productrice de paille (1 millions de tonnes par an) .

L'Arene a étudié en 2001, en partenariat avec l'ADEME, la faisabilité écologique de la valorisation énergétique de la paille. Le potentiel mobilisable en Ile de France sans impact sur le taux de matière organique des sols est évalué à 120 000 tonnes par an minimum (de l'ordre de 35 000 tep) .


Les cultures énergétiques
L'étude INRA réalisée pour l'Arene en 1997 évalue le potentiel énergétique que représenteraient la mise en cultures des surfaces actuelles de jachère en Ile de France (79 000 ha en 1994) pour la production de bio-carburants. On aurait :

  • Potentiel en diester : 75 000 tep par an (*)
  • Potentiel en éthanol : 96 500 tep par an (*)

(*) Toutes les surfaces de jachère sont supposées être utilisées pour la production au choix de l'un ou l'autre de ces bio-carburants. Les potentiels ne sont donc pas cumulables.


Le biogaz
Le biogaz composé majoritairement de méthane (CH4 ) résulte de la dégradation de la matière organique en absence d'oxygène.

On peut distinguer plusieurs sources de production de biogaz :

  • les décharges ou Centres d'enfouissement technique (C.E.T)
  • le traitement par méthanisation des déchets fermentescibles (déchets de l'agro-alimentaire, déchets de cantines, fermentescibles issus des déchets ménagers ou des D.I.B, ..)
  • les stations d'épuration équipées de procédés de traitement anaérobie des effluents;

L'importante population francilienne (plus de 11 millions d'habitants) donne à notre région des potentialités importantes de production et de valorisation de biogaz. Grâce notamment à la station d'épuration d'Achères, et les centres d'enfouissement techniques Plessis-Gassot et Claye-Souilly, l'Ile de France est la première région en terme de valorisation de biogaz .

Au global plus de 100 000 tep de biogaz sont déjà valorisés en Ile de France sur un potentiel de production évalué à 300 000 tep en comptant le développement de la méthadone pour le traitement des biodéchets d'Ile- de-France .
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L'énergie issue de l'incinération des déchets
Les déchets selon leur nature peuvent être assimilés à un combustible renouvelable puisque la production est renouvelée et que l'énergie « fatale » produite par leur incinération peut se substituer à des énergies fossiles et intervenir en réduction des émissions de CO2.

Une quinzaine d'unités d'incinération permettent de traiter les déchets ménagers franciliens. L'énergie produite est valorisée soit pour la production d'électricité seule, soit par cogénération permettant l'alimentation en vapeur ou eau chaude des réseaux de chaleur franciliens dont le réseau de la CPCU (Compagnie de Chauffage Urbain Parisien) qui est alimenté à plus de 50 % par de la chaleur issue d'incinération.

La Géothermie
Du fait de ses caractéristiques géologiques, la région Ile de France présente des ressources géothermiques très importantes.

140 000 équivalents logements sont chauffés à la géothermie en Ile de France. Le potentiel d'extension des réseaux de chaleur utilisant la géothermie concernerait plus de 20 000 équivalents logements .
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L'éolien
L'éolien est en plein développement en Europe mais la France malgré un potentiel important (le second d'Europe après l'Ecosse) est à la traîne. Les tarifs de rachat de l'électricité d'origine renouvelable fixés par le gouvernement en 2001 devraient permettre à cette filière de se développer sur le territoire national et en Ile de France.

En 2000, l'Arene a lancé la réalisation d'un l'Atlas éolien (cartographie des vents) avec le partenariat de l'ADEME.

En 2001, l'analyse mettait en évidence l'existence d'un potentiel éolien francilien non négligeable pour des projets de type « fermes éoliennes » . En première approche, une dizaine de zones d'implantation possibles ont été identifiés représentant un potentiel de l'ordre de 100 MW.

Une étude est en cours en partenariat avec l'ADEME et l'IAURIF pour évaluer le potentiel d'implantation d'éoliennes en zones industrielles et le long des infrastructures de transport.

Une éolienne de 60 kW (Vergnet) est en fonctionnement sur le centre d'enfouissement technique de Guitrancourt.
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Le solaire
L'énergie solaire représente le plus grand potentiel théorique en énergie renouvelable en Ile-de-France puisque chaque mètre carré reçoit du soleil plus d'1 MWh par an.

Cette abondante ressource peut être exploitée (hors production de biomasse par photosynthèse) soit par des systèmes thermiques passifs (construction bioclimatique) ou actifs (panneaux solaire thermique ), soit par des générateurs photovoltaïques.
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L'énergie hydraulique
Quelques installations de production d'électricité à partir d'hydraulique sont en fonctionnement en Ile-de-France. Ces installations utilisent la force de l'eau générée par des barrages artificiels essentiellement liés à la présence d'écluses (cf . fiche Arene Barrage de Thomery).

Les sites d'anciens moulins à eau abandonnés peuvent être réhabilités pour une production d'électricité hydraulique.
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3/ Les nouvelles énergies
On entend généralement par nouvelles énergies de nouvelles techniques de production d'énergie utilisant des énergies classiques ou des énergies renouvelables comme la pile à combustible ou de nouveaux vecteurs énergétiques comme l'hydrogène

L'Arene assure une veille technologique, soutient des expérimentations avant d'envisager à moyen terme l'évaluation du potentiel de développement de ces nouvelles technologies.







Le contexte régional

1/ Le  Plan régional pour la maîtrise de l’énergie, le développement des énergies locales et renouvelables, et la réduction de l’effet de serre dans l’habitat et le tertiaire sur la période 2006-2010

Le paysage énergétique francilien évolue de manière forte tant du point de vue technique que des pratiques et de  la perception des habitants, en phase avec les actions nationales de sensibilisation notamment celles de l’Ademe.

Les départements et autres communautés territoriales de l’Ile-de-France se saisissent de la question énergétique à leur échelle. Le vote de la délibération régionale du 17 mai 2006 est maintenant un élément  majeur de ce nouveau paysage et s’inscrit dans la construction de l’Eco-Région. L’Arene a participé à l’élaboration de cette délibération, en apportant son expertise dans les groupes de travail, comme elle le fera pour la mise en œuvre de ce plan. C'est à ce titre que vous pourrez prendre connaissance des éléments majeurs de ce plan qui présente, fait nouveau, des aides aux particuliers

Le Plan énergie 2006-2010 de la Région
Le « Plan régional pour la maîtrise de l’énergie, le développement des énergies locales et renouvelables, et la réduction de l’effet de serre dans l’habitat et le tertiaire sur la période 2006-2010 » a été adopté par le conseil régional en mai 2006. Ce plan présente, fait nouveau, des aides aux particuliers*.

  • Augmenter la production d’énergie thermique :
    Le programme « solaire thermique » fixe à 35 000 m2 la surface de panneaux solaires à construire chaque année, sur le patrimoine collectif, mais surtout grâce à une aide aux particuliers qui s’équipent d’un chauffe-eau solaire individuel ou d’un système solaire combiné (eau chaude sanitaire+chauffage).
    Le programme « géothermie » vise à étendre les réseaux de chaleur, et à y raccorder 30 000 nouveaux logements d’ici 2010. Une aide est prévue pour les particuliers qui installent des pompes à chaleur géothermale.
    Autres propositions : utiliser 300.000 tonnes de bois par an dans les chaufferies collectives, favoriser la récupération de la chaleur issue de l’incinération des ordures ménagères pour chauffer 10.000 logements par an, ou encore valoriser le biogaz issu des déchets ménagers.
    Pour développer la production d’électricité en Île-de-France, la Région aide également les particuliers à installer des capteurs photovoltaïques pour produire leur propre électricité.

    * En complément du crédit d'impôt de 50% sur l'achat du matériel
     Télécharger le Bulletin Officiel des impôts 5B-17-06 du 18 mai 2006 200 ko

  • Encourager les économies d’énergie :
    La mesure des consommations et des dépenses énergétiques est désormais systématique dans le logement social et les bâtiments du tertiaire. Les maîtres d’ouvrage, collectivités locales et territoriales, sont accompagnés par la Région pour mettre en œuvre des Certificats d’Economies d’Energie.

  • Appel à projet "autres dispositifs d'accompagnement financier" :
    La délibération précise que la Région se propose en partenariat avec l’Ademe et l’Arene d'appréhender dans un premier temps les attentes des collectivités locales et EPCI en matière de financement des travaux et de recenser les dispositifs existants (prêts bonifiés, fond de garantie…).

  • Observatoire de l’énergie :
    Mise en œuvre d’un observatoire de l’énergie par l’ARENE en coordination avec l’ADEME, délégation Ile-deFrance.

  • Sensibilisation et information
    La Région financera des actions de sensibilisation et d’information, et notamment la création de 20 Agences locales de l’énergie.


Pour en savoir plus :

Télécharger la délibération CR 44-06 en ligne 900 ko

Télécharger sur le site Région d'Ile-de-France
   (vous pouvez effectuer une recherche avec les termes "plan énergie")

La délibération CR 44-06 900 ko
Le rapport 1055 ko
Les amendements 179 ko

  Contact : energie@iledefrance.fr





2/ Les forums Energie en Ile de France

Le Conseil régional d’Ile de France a décidé de renforcer et de diversifier sa politique de l’énergie, notamment en cherchant à minimiser l’empreinte écologique de la région Ile de France en ce domaine.

Dans le cadre de sa démarche de développement durable, la Région a organisé au premier semestre 2005 trois « forums de l’énergie en Ile de France », ouverts à l’ensemble des acteurs concernés.

Les travaux et propositions issus de ces forums forment la base de la nouvelle délibération Energie du Conseil régional qui sera adoptée au premier semestre 2006.

Pour en savoir plus :
Télécharger le rapport final (1,6 Mo, 204 pages)

3/ Les aides du conseil régional
En Juin 2001, le conseil régional Ile-de-France votait la « délibération énergie » intitulé « Maîtrise de l'énergie et développement des énergies renouvelables pour la réduction de l'effet de serre »

La Région de France apporte son soutien financier aux études et projets intégrés dans une démarche locale , patrimoniale , territoriale de maîtrise de l'énergie et de développement des énergies renouvelables aux organismes éligibles ci-dessous :

  • Les collectivités locales
  • Les syndicats mixtes de production de chaleur,
  • Les syndicats de traitement de déchets
  • Les établissements publics d'Aménagement (EPAD)
  • Les SEM
  • Les Bailleurs sociaux publics ou privés (OPHLM ou SAHLM)
  • Les établissements privés d'enseignement secondaire général sous réserves du respect des dispositions de la loi Falloux)

L'aide de la région complète celle prévue par l'ADEME dans le cadre du contrat de plan état région (ligne énergie)


Taux d'aide de la région `
Etudes : 30 %
Investissements : 20 % (30 % pour les projets expérimentaux )
Information/sensibilisation : 40 %


Pour en savoir plus :
Téléchargez le document "Ensemble des dispositifs d'aides techniques et financières (Région, Ademe, Arene) à la maîtrise de l'énergie et au développement des énergies renouvelables en Ile-de-France" (1Mo, 216 pages)

Le site de la Région d'Ile-de-France, suivre la rubrique Environnement puis Maîtrise de l'énergie






4/ Le schéma de service collectif de l'énergie
La loi d'orientation pour l'aménagement et le développement des territoires (LOADT) prévoit la mise en œuvre de schéma de services collectifs régionaux concernant plusieurs thématiques dont l'énergie.

En Ile-de-France, le schéma de service collectif de l'énergie a été élaboré sous le co-pilotage de la Région et de la DRIRE (représentant l'Etat) au sein de la CRADT (commission régionale d'aménagement et de développement du territoire) qui a mobilisé tous acteurs de l'énergie en Ile de France.

Plusieurs réunions de travail, d'échanges et de concertation pendant plus d'un an (2002-2001) ont permis la réalisation de ce schéma.

Pour en savoir plus :
  Téléchargez le document SCCE National 150Ko






5/ Les autres acteurs franciliens de la maîtrise de l'énergie et des énergies renouvelables

  • Le Conseil Régional Ile-de-France
  • L'ADEME -Délégation régionale Ile-de-France
  • Les agences locales de l'énergie

Il existe 2 agences locales de l'énergie en Ile de France : MVE (Maîtrisez Votre Energie) sur les communes de Montreuil, Vincennes et Bagnolet et ALME (agence locale de maîtrise de l'énergie) sur les communes de Saint Quentin en Yvelines.

On peut citer également :

Il existe 2 agences locales de l'énergie en Ile de France (Montreuil Vincennes énergie ) et ALME (agence locale de l'énergie de Saint Quentin en Yvelines)

  • L'association « Energies durables Ile de France » membre du Cler (Comité de liaison des énergies renouvelables )
  • Les producteurs et distributeurs d'énergie (Gaz de France, Electricité de France, les représentants des producteurs de biomasse, l'association générale des maîtres d'ouvrage en géothermie (AGEMO..)

Les acteurs ce sont aussi les collectivités locales, les professionnels (bureaux d'études architectes, fournisseurs de matériel, exploitants d'installations, ..), les organismes institutionnels, associations intéressés de près ou de loin à la maitrise de l'énergie et au développement des énergies renouvelables.





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