Le covoiturage consiste à partager son véhicule personnel avec d'autres usagers de la route pour effectuer tout ou partie d'un trajet en commun.
Les recommandations du P.D.U. présentent le covoiturage comme un moyen de réduire l'usage de l'automobile et de participer à la diminution de la pollution atmosphérique, au même titre que le développement des « transports propres ».
Les avantages induits
Au-delà des économies réalisées par le partage des frais, cette pratique contribue à diminuer le trafic automobile et par conséquent, à réduire la pollution atmosphérique et libérer de l'espace public.
Les risques d'accidents seraient moindres pour les conducteurs accompagnés, que pour ceux voyageant seuls, selon certaines campagnies d'assurance.
Ce dispositif de solidarité élargit l'offre de transports des personnes non-motorisées (enfants, personnes âgées, handicapés...).
Les trajets concernés
La pratique du covoiturage est préconisée pour des déplacements insuffisamment desservis par les transports en commun, (grande couronne, trajets banlieue-banlieue), afin de ne pas risquer d'attirer parmi les covoitureurs, d'anciens utilisateurs des transports en commun, sans diminuer le nombre de véhicules en circulation.
L'organisation : à quelle échelle ?
Les enquêtes révèlent que les covoitureurs potentiels ne se recrutent guère dans des systèmes centralisés, n'offrant pas de garanties suffisantes en terme de sécurité. L'échelle la plus pertinente pour développer le covoiturage est celle de l'entreprise. En effet, au sein du personnel, le sentiment d'appartenance commun à une même entreprise crée un climat de confiance pour la pratique du covoiturage. Dans ce cas, et pour des trajets domicile-travail, le lieu commun de destination ou de départ est celui de l'entreprise.
Cette démarche peut-être étendue à une zone d'activité. Un dispositif autour d'une association (ou régie) à l'échelle du quartier semble également pertinent, notamment par sa vocation sociale (solidarité, convivialité entre les habitants).
La mise en pratique :
Elle est facilitée au sein d'importantes entreprises, comptant suffisamment de salariés pour permettre des appariements. Le nombre critique, à partir duquel il est envisageable d'organiser un système de covoiturage n'est pas précisément établi : il se situe dans une fourchette de 300 à 500 salariés. Les entreprises ou administrations de petite taille ont donc tout intérêt à fédérer pour gérer une centrale de covoiturage commune.
Pour l'entreprise, il s'agit d'améliorer les conditions de transport de ses employés, d'avoir une meilleure gestion de son parc de stationnement, de développer la culture d'entreprise et la convivialité au sein de son personnel, et de s'engager dans une démarche de progrès, de qualité et de respect de l'environnement.
Pour les employés, le covoiturage permet une réduction du budget « transport » (diminution des coûts + avantages spécifiques accordés par l'employeur), et rend les conditions de voyage parfois moins fatigantes et plus conviviales.
Rôle de l'A.R.E.N.E.