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Accueil Mobilité Management de la mobilité Eco-mobilité de l'école à l'université
I- L'eco-mobilité pour les trajets liés à l'enseignement : enjeux, démarche et outils, exemples d'actions
1 - Constats et risques
2 - Les enjeux
3 - Un contexte juridique favorable
4 - Démarche, outils et actions possibles
1 - Constats et risques
Un constat national inquiétant :
- Moyenne de 70% de dépose à l’école en voiture (variation de 20 à 80% selon les contextes)
- 50% des trajets motorisés font moins de 3 km et 30% moins d’1 km.
- Augmentation de l’obésité précoce.
Ce constat s’est vu confirmé en Île-de-France par une évaluation menée sur un groupe de villes pilotes (étude ADEME-ARENE / chiffres 2002 - 2004) :
- grande disparité de la dépose-minute : de 3,5% à 74% de dépose en voiture
- le mode préféré des enfants : la marche et le vélo sont le plus fréquemment cités
- la distance domicile-école : 81% des distances domicile-école sont inférieurs à 1000 m et 50% inférieurs à 500m.
Pourtant :
- En milieu urbain, le trajet domicile-école est rarement supérieur à 2 km (carte scolaire);
- La marche et le vélo sont des modes très efficaces (temps, argent, émission) pour les courts trajets urbains;
- Un cycliste (x2) ou un piéton (x4) est moins soumis à la pollution qu’un automobiliste dans l’habitacle de son véhicule (chiffres union européenne);
- Le prix du pétrole est en hausse.
Différentes raisons, plus ou moins légitimes, ont incité les parents à déposer leur enfant en voiture à l'école : sentiment d'une montée de l'insécurité urbaine et routière, dépose-minute sur le chemin du travail, le réflexe automobile...
Risques de l’augmentation de la dépose-minute en voiture : le cercle vicieux
La dépose-minute en voiture contribue directement à l’aggravation de risques globaux :
- Émissions croissantes de gaz à effet de serre (CO2);
- Consommation croissante d’énergie non-renouvelable;
- Augmentation croissante des coûts externes liés à l’automobile.
Un cercle vicieux s'est installé engendrant différentes nuisances et risques à l'échelle locale :
- Une augmentation du nombre de véhicules en circulation et donc des risques accrus de congestion aux abords d'écoles;
- Une augmentation des risques d'accidents de la circulation aux abords d'écoles (manoeuvres parfois dangereuses des parents dans leur dépose-minute);
- Une atteinte à la qualité de l'air et à la tranquillité aux abords d'écoles, susceptible de répercussions sur la santé des enfants;
- Un sentiment accru d 'insécurité chez les parents.
Notons le paradoxe : en accompagnant leurs enfants en voiture, les parents ne se doutent pas des effets nuisibles sur le développement psychologique et physique de leurs enfants :
- Privation d'une activité physique régulière, qui pourrait renforcer la résistance des enfants aux polluants et diminuer notablement le taux d'obésité en augmentation chez les jeunes européens.
- Exposition quotidienne à des émissions polluantes à l'intérieur de la voiture et au stress du conducteur.
- Dépendance des parents et déplacements passifs peu favorables à l’apprentissage de l’autonomie et du déplacement en ville, à pied, à vélo ou en transport collectif.
- Pertes d'occasion de socialisation et de convivialité : plus de rencontres avec d'autres enfants et adultes.
- Développement d'attitudes apathiques, manque d'éveil.
- Développement possible d'une nervosité des enfants en bas âge, soumis à des stimuli trop rapides en voiture.

2 - Les enjeux
Force est de constater que l'ensemble des préoccupations mentionnées ci-dessus affecte directement les enfants; pour tenter d'y remédier, il faut amorcer une réflexion sur la gestion des déplacements scolaires dont les enjeux sont multiples :
- Réduire la dépose en voiture au profit de la pratique de modes moins polluants : marche, vélo, transports collectifs, covoiturage;
- Favoriser l'exercice physique, la socialisation, l'apprentissage des dangers de la rue et de l'autonomie par les enfants;
- Améliorer la qualité de vie aux abords des écoles : réduction des pollutions atmosphériques et sonores, qualité de l'espace public;
- Améliorer la sécurité routière aux abords des écoles : réduction du trafic et des manoeuvres inhérentes à la dépose des écoliers, sécurisation et aménagements de voirie, modération de la circulation;
- Responsabiliser les parents face aux problèmes de pollution et de sécurité routière, leur redonner confiance quant à la sécurité des trajets domicile-école;
- Contribuer à la concrétisation des objectifs du PDU d'Ile-de-France : diffuser des bonnes pratiques en faveur d'un changement d'habitudes;
- Favoriser la solidarité entre les familles, entre les générations;
- Améliorer l’apprentissage des modes alternatifs pour favoriser l’installation de bonnes pratiques.
D’une manière générale, des gains peuvent être attendus à trois niveaux complémentaires :
- Global (échelle mondiale) : Réduction GES et consommation d’énergie liées au transport routier et solidarité transgénérationnelle;
- Local (échelle de la collectivité, au sens large d’autorité publique et de la population) : Réduction des nuisances et amélioration de la qualité de vie : air, bruit, espace public, convivialité et lien social, sécurité;
- Individuel (Enfants, Parents,...) : Santé (exercice régulier/obésité), apprentissage du déplacement sûr et autonome en ville, gestion du temps,...
3 - Un contexte juridique favorable
Des dispositions encadrent et encouragent l’éco-mobilité scolaire :
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Au niveau national :
En vertu de ses pouvoirs de police et de circulation, le maire est responsable de la sécurité des trajets domicile-école (CGCT).
La LAURE préconise une réduction usage de la voiture, la mise en place de PDU ...
Le Décret du 12/2/93 et CISR du 25 /10/2000 installe un continuum éducatif à la sécurité routière.
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Au niveau régional :
Le PDU d’Ile-de-France vise explicitement une augmentation, pour les trajets domicile-école, de la part des TC (de 2 %) et de la marche (de 10%). Quant au vélo, un doublement de la part actuelle est visé pour tous les motifs.
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4 - Démarche, outils et actions possibles
En réaction à ce cercle vicieux, différentes actions se sont développées en Europe pour favoriser un report modal de la voiture individuelle vers des modes moins polluants, en particulier les modes doux.
Ce chapitre aborde une série de trois questions :
- Quelle démarche adopter à l’échelle d’un territoire ? Principes et facteurs de réussite
- Quel outil méthodologique utiliser? Le plan de déplacements d’établissement d’enseignement
- Quelles actions menées ? Exemples et retours d’expériences du réseau
4.1. Quelle démarche adopter à l’échelle d’un territoire ?
Principes et facteurs de réussite
3 principes à respecter : facteurs de réussite
1- Compatibilité des actions menées sur le territoire :
Articuler politique locale des déplacements (gestion-planification) et démarche d’éco-mobilité scolaire : Plan local de déplacements, de stationnement, de circulation, zone 30, zone 15, quartier tranquille ou vert, réseaux de circulations douces... La réussite des actions menées à l’échelle d’un établissement est fortement dépendant des autres actions menées sur le territoire.
2- Complémentarité
Favoriser les pratiques éco-mobiles vers les établissements d’enseignement par des actions complémentaires :
- aménagements de voirie pour modérer la circulation,
- programme pédagogique,
- jalonnement de bus pédestres ou cyclistes,
- ...
Agir sur un seul champ ne suffit pas à modifier les comportements en matière de mobilité.

3- Co-responsabilité
Caractère solidaire et co-responsable des démarches d’éco-mobilité scolaire entre :
- Les parents, responsables de leurs enfants sur le trajet (code civil)
- Les maires, responsables de la sécurité des déplacements vers l’école (CGCT)
- Les équipes enseignantes, responsables de l’éducation des enfants à la sécurité routière (code éducation)
- Les directeurs d’établissement : pour leur rôle déterminant dans l’usage du vélo (décisions pour l’implantation de parc à vélos).
Le rôle de la collectivité
Dans le cadre de démarche d’éco-mobilité scolaire, la collectivité peut :
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Initier la démarche : engager une réflexion à l’échelle du territoire, avec les directeurs d’établissements et les services concernés (affaires scolaires, environnement, voirie-déplacements, communication, santé, ...)
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Fédérer les acteurs : concertation et rencontre des différents acteurs (directeurs d’écoles, enseignant, parents, élus et services concernés, associations, ...)
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Etablir un diagnostic partagé: accessibilité (offre) et mobilité (demande)
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Proposer des actions et mettre en oeuvre celles relevant de ces compétences
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Les moyens à mettre en oeuvre par la collectivité
4.2. Quel outil méthodologique utiliser ?
Le plan de déplacements d'établissement d'enseignement
Le plan de déplacements d’établissement d’enseignement (PDEE) est un outil de gestion des déplacements adapté à l’échelle des établissements d’enseignement (école, collège, lycée, université), basé sur une démarche partenariale.
Objectifs généraux des PDDE
Report modal : réduire l’utilisation de la voiture particulière sur le trajet domicile-école au profit de l’utilisation des modes doux ou moins polluants
Développer un ensemble de solutions alternatives favorisant une pratique multimodale et moins polluante (transports collectifs, vélo, marche…) pour les trajets domicile-établissement d’enseignement
Déroulement par étape
L'exemple du Plan de déplacements d'école
Les Plans de déplacements d'école émanent d'une réflexion globale et transversale menée par la Ville ou l'école, éventuellement avec l'aide d'un bureau d'études. Ils peuvent porter sur un seul ou plusieurs modes de transports (marche, vélo, covoiturage, transports collectifs) et être appliqués à une seule ou l'ensemble des écoles d'une ville.
Le Plan de déplacements d'école vise à réaliser un diagnostic de la mobilité des enfants et des parents, puis à proposer des actions adaptées au contexte local favorisant un report modal vers des modes moins polluants que la voiture particulière, en particulier les modes doux.
Principes de la démarche
Il est recommandé d'appliquer systématiquement les deux principes suivants :
- La concertation en amont avec les parents et les enfants est indispensable à la réussite du projet. L'appropriation du projet par les parents est nécessaire à la pérennité et l'autonomie du service. La collectivité joue le rôle de "facilitateur".
- La collaboration avec l'Éducation Nationale à tous les niveaux : Instituteurs, Directeurs d'école, Inspecteur d'Académie...
Grandes étapes de la démarche
- La réflexion initiale, qui émane généralement de la collectivité à l'occasion du traitement de problèmes de sécurité routière, de l'élaboration de son PLD ou de la mise en place d'une politique cyclable.
- L 'identification des établissements scolaires par un diagnostic confié à un bureau d'études, par une rencontre avec l'ensemble des directeurs d'écoles. Dans le cas d'un problème de sécurité routière, l'établissement est identifié dès l'origine de la réflexion.
- Former des groupes d'échanges et de réflexion avec l'ensemble des acteurs concernés, notamment par l'information et la sensibilisation des parents et des enfants.
- Réaliser un diagnostic : enquête auprès des parents et des enfants (pratique, attentes...)
- Élaborer des propositions en concertation avec les acteurs (réunion d'échanges...)
- Contribuer à la mise en place des mesures retenues : groupe de travail par école, formation, information et sensibilisation des parents et des enfants, réalisation d'aménagements complémentaires, animations pédagogiques.
- Évaluer les résultats et ajuster le dispositif établi.
4.3. Quelles actions menées ?
Exemples et retours d'expériences du réseau
Comme tous les modes de transport, pour augmenter son usage, il faut agir simultanément sur l’offre et la demande.

Les actions à mener varient selon
- les cibles concernées (enfants, collégiens, lycéens, étudiants) notamment en raison de leur différence d’âge et d’autonomie,
- les objectifs fixés en fonction des résultats diagnostics et de la concertation.
Exemples d’actions pour une école primaire :
- Organiser un ramassage scolaire à pied ou à vélo.
- Requalifier/aménager la voirie pour modérer la circulation : aménagements cyclables ou piétons, protection des trottoirs, traversée sûre, zone 30, coussins berlinois.
- Mettre en place un accompagnement collectif à pied (bus pédestre) avec la collaboration des parents.
- Mettre en place un accompagnement collectif à vélo (bus cycliste), temporaire (en lien avec l’APER, ou une action pédagogique) ou permanent (tous les samedis matin comme dans une école de Champigny sur Marne).
- Mettre en place un système de covoiturage régulier ou temporaire (par exemple en remplacement de bus pédestre ou cycliste l’hiver).
- Implanter un parc à vélos et refuser d'agrandir les parkings automobiles.
- Organiser des animations pédagogiques : apprentissage aux déplacements en ville à pied ou à vélo, en transports collectifs, connaissance des impacts des transports...
- Revoir la carte scolaire : équilibre entre mixité sociale et distance parcourue.
- Sécuriser une traversée à un arrêt de bus desservant l’école.
- Fermer ou interdire l’accès d’une voie aux véhicules motorisés de façon temporaire (aux heures d’entrée et de sortie d’école) ou définitive...
Deux exemples d’actions
Opérations de sensibilisation
Les opérations de sensibilisation visent à informer et sensibiliser les enfants et les parents à des habitudes de déplacements plus respectueuses de l'environnement dans leurs trajets quotidiens domicile-école. Elles représentent l'étape préalable à de véritables mesures de gestion des déplacements scolaires.
Ces opérations peuvent prendre plusieurs formes : animation pédagogique, organisation d'un bus pédestre ou cycliste sur une semaine, atelier, journée internationale " Marchons vers l'école "...
Bus pédestres et bus cyclistes
Ces termes désignent des systèmes d'accompagnement des enfants à l'école, en groupe, à pied ou à vélo
Principes et fonctionnement du bus pédestre
Le bus pédestre consiste en un groupe d'enfants, conduits par des adultes, effectuant à pied le trajet des zones d'habitations jusqu'à l'école. En fonction du nombre d'enfants utilisant ce service de ramassage scolaire, ce bus à pied fait du porte-à-porte ou marque des arrêts en des points de regroupement.
Concrètement, un adulte accompagnateur ouvre la marche et indique les haltes ou les traversées de voies. Derrière lui, les enfants suivent en file, en restant toujours sur les trottoirs. Un autre adulte ferme le convoi et veille au bon déroulement du déplacement. Il est recommandé d'ajouter un troisième accompagnateur en renfort qui se place entre les enfants et la chaussée.(voire deux ou trois en fonction du nombre d'élèves et de bénévoles). Il est préconisé que les groupe d'enfants n'excède pas 15 à 20 élèves.
Principes et fonctionnement du bus cycliste
Il est basé sur les mêmes principes que le bus pédestre mais à vélo : un groupe d'enfants, trois accompagnateurs minimum (un en tête, un en queue et un sur le côté), une ou plusieurs lignes et des arrêts. Par rapport à la marche, il permet de parcourir des distances plus importantes.
Aperçu de réalisations existantes
Exemples Européens
- Royaume-Uni : campagne " safe routes to school ", " school travel plan ", " walking buses ", ces mesures concernent plus de 500 écoles.
- Belgique : sensibilisation d'une trentaine d'écoles, " convoi-vélo " sur 5 écoles à Bruxelles, animations et formations par une école wallone de moniteurs de vélo-école.
- Bus pédestre et bus cycliste en France :
Inspirée de l'exemple de la campagne " safe routes to school " mené par Sustrans au Royaume-Uni, la communauté d'agglomérations de Grenoble expérimente le cyclobus sur trois écoles ( ' A vélo à l'école ") suite à des animations pour pédagogiques menées depuis 1997 (40 écoles par an).
- La communauté urbaine de Lyon se lance dans une expérience similaire de plans de déplacements d'écoles en cours d'élaboration.
- Participation à la journée " Marchons vers l'école " : CA Grenoble, Grand Couronne (Seine Maritime), Eckbolsheim (CU Strasbourg), Carpentras (Vaucluse), Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) et Marcq en Baroeul.
Quelques exemples de démarches en Ile-de-France :
retours d’expériences des membres du réseau
Actions pédagogiques, accompagnements collectifs encadrés par des parents volontaires (bus à pied ou à vélo), plans de déplacements d’école peuvent être mis en place grâce à l'appui de la Délégation régionale Ile-de-France de l’ADEME et de la Région Ile-de-France.
En co-finançant l’étude et la mise en place de plans de déplacements des scolaires et des étudiants et les actions d'investissement et de communication qui en découlent, la nouvelle politique régionale devrait accélérer le développement de l’éco-mobilité scolaire
Pour en savoir plus : Les soutiens financiers aux démarches d’écomobilité scolaire
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Eragny-sur-Oise (95)
La Ville a missionné un bureau d’études, avec les soutiens de l’Ademe et de l’Arene, pour réaliser deux plans de déplacements d’école à titre expérimental. Ces missions ont pris fin et ont abouti à la mise en place de 7 lignes de ramassage scolaire à pied sur un samedi matin ainsi qu’à des recommandations en matière d’aménagements et de requalification de voirie. Une pérennisation du service de ramassage est prévue en avril 2004 sur l’ensemble des samedis matins puis à tous les jours d’école. Une extension à d’autres écoles est prévue à partir de 2005.
Dans le cadre de la politique de la ville du Conseil général du Val d’Oise, la Ville a bénéficié de subventions dans le domaine de la jeunesse et de la sécurité routière (fonctionnement et investissement, notamment pour le jalonnement des cheminements scolaires) par le biais d’un CIVIQ - Contrat Initiatives Villes Qualité sur 5 ans. Ces aides de la direction de la sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence contribuent notamment aux actions de sensibilisation destinées aux parents ou aux enfants telles que « marchons vers l’école », les actions de pédagogie sur la sécurité routière.
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Tremblay-enFrance (93)
La Ville a mis en place depuis octobre 2002, avec l’aide d’un bureau d’études et le soutien de l’Ademe, des lignes de pédibus pour desservir deux groupes scolaires. L’accompagnement collectif à pied continue de fonctionner sur les deux écoles avec une gestion autonome par une association de parents d’élèves. Chaque école, dispose de deux lignes : une lignes régulière tous les jours, matin et soir, et une irrégulière, (samedi, évènement…).
La Ville relance sa démarche en programmant une série d’animations pédagogiques. Pour la rentrée de septembre 2004, la Ville souhaite rendre possible une extension sur 2 autres écoles à la demande de parents. La concertation avec les parents devrait donc prochainement démarrer.
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Champigny-sur-Marne (94)
Depuis plusieurs années, la Ville programme des animations pédagogiques sur le vélo dans les écoles. En 2002, la Ville a fait appel l’AICV pour organiser des actions en milieu scolaire sur l’apprentissage du vélo pour la journée sans voiture. L’animation se composait d’une approche théorique (fonctionnement du vélo, diagnostic d’une panne, bases du code de la route) et d’une approche pratique par des exercices en individuel et en groupe (maîtrise du vélo, freinage, changement de vitesse ou de direction, comportement en groupe).
Par ailleurs, l’AICV a mis à disposition des parents une grille pour apprendre aux enfants à faire du vélo.
Enfin, Joël Sick, Directeur de l'AICV, souligne que ce type d’animation nécessite un matériel spécifique :
casques
vélos pour enfants (18 à 24 pouces)
plots, panneaux pour un circuit fermé simulé (achetés ou fabriqués par les enfants)
supports pédagogiques
Depuis, avril 2002, un ramassage scolaire à vélo est organisé tous les samedis matin par les parents d’élèves (association Villavélo) pour desservir une école, le groupe scolaire du Tremblay. Dans ce cadre, et pour répondre aux attentes des parents d’élèves, le Maire a pris plusieurs arrêtés ayant permis la fermeture provisoire de la rue desservant l’école et la mise en contre-sens cyclable de certaines rues (raccourcis vers l’école). De plus, du personnel communal assure les traversées.
En 2003, la Ville en collaboration avec l’Arene et l’Ademe ont confié à un bureau d’études la mission de réaliser un Plan de déplacements d’écoles sur le groupe scolaire du Tremblay afin d’approfondir la démarche déjà engagée : réalisation d’aménagements de voirie, amélioration de la qualité des cheminements (trottoirs, respect du stationnement…) dans le cadre des financements accordés à la Ville par son contrat « Réseaux verts » avec la Région Ile-de-France.
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Villepreux (78)
La Ville a missionné un bureau d’études avec les soutiens de l’Arene et de l’Ademe pour réaliser un Plan de déplacements d’école à titre expérimental sur 2 établissements (435 élèves).
Le diagnostic de mobilité des écoliers a révélé 177 réponses positives de parents (sur 400) pour un accompagnement collectif vers l’école. Le projet est fortement soutenu par les associations locales de parents d’élèves (FCPE, association des familles).
Un premier test d’accompagnement collectif à pied se tiendra au mois de juin 2004.
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Colombes (92)
La ville a participé activement à la semaine « Marchons vers l’école » en 2003, au travers de plusieurs types d’actions :
Une action de sensibilisation programmée auprès des élèves de CM1 et CM2 avec l’aide d’une structure d’éducation à l’environnement.
Un débat sur le transport et la sécurité aux abords des écoles.
Un article dans le journal de la Ville pour mobiliser les acteurs locaux autour de cette semaine.
Ce premier débat devait permettre d’identifier les attentes des parents et des directeurs d’établissement en ce domaine et a confirmé l’engagement de la Ville dans un Plan de déplacements d’école.
La Ville s’est engagée avec les soutiens de l’Ademe et de l’Arene, et l’aide d’un bureau d’études dans une démarche de Plan de déplacements d’école sur deux établissements pilotes. Le choix des établissements a essentiellement reposé sur la motivation des parents d’élèves et des directeurs d’écoles, identifiée lors de la semaine « marchons vers l’école » en 2003.
Une première expérimentation d’accompagnement collectif à pied sera organisée en mai- juin 2004.
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Morsang-sur-Orge (91)
La Mairie de Morsang-sur-Orge s’est engagée dans une démarche visant à favoriser le développement de l’éco-mobilité scolaire à l’échelle du territoire communal, notamment en renforçant son volet pédagogique. La Maison de l’Environnement, service qui pilote ce projet, est chargée de mettre en œuvre des actions de sensibilisation et de pédagogie auprès des écoles élémentaires et d’un collège de la commune.
Dès 2002, la Maison de l’environnement a élaboré un programme et des supports pédagogiques expérimentés lors de Marchons vers l’école en 2002. Les enseignants ont fortement contribué à l’organisation du bus pédestre et la sensibilisation des enfants.
Principaux points de l’action de sensibilisation testée en 2002 :
- Citer les avantages et inconvénients de chaque mode de déplacements.
- Participer à une simulation de 4 trajets sur un circuit au sol : les élèves de la classe sont répartis en 4 groupes (une équipe par mode) jouant chacun un personnage auquel correspond un mode (M. Beauvélo, M. Abribus, M. Toutapied, M. Quatre-roues représentés par des silhouettes en carton). Le but du jeu est d’arriver à l’école (point d’arrivée) en répondant le mieux aux questions posées sur la sécurité, l’air, le covoiturage… l’objet n’est pas de mettre les enfants en compétition mais de les faire réfléchir et participer activement par l’intermédiaire d’un outil ludique, entre le jeu de rôles et le jeu de l’oie.
- Repérer son domicile et l’école pour chaque élève : la géo-localisation réalisée par les enfants sera utile à l’organisation du bus pédestre. Sur la carte scolaire et une photographie aérienne de la ville fournie par la municipalité, chaque élève repére son domicile et l’école. Puis sur un plan de la ville, les enfants déposent sur leur domicile une épingle indiquant leur mode de déplacement habituel et les arrêts de regroupement organisés pour la journée sans voiture.
- Fabrication de panneaux pour distinguer les 6 groupes de Pédibus, travaux manuels et dessins pour les petits.
- Durant la journée sans voiture, à leur arrivée, les enfants ont indiqué sur le plan de la ville par une épingle le mode de transport qu’ils ont utilisés pour venir à l’école.
- Intervention du commissariat de Morsang-sur-Orge sur la sécurité routière et aide pour les traversées.
Pour 2003, la Ville envisageait d’affiner les outils créés et d’approfondir les actions de pédagogie de projet en associant davantage les enfants au projet (observations de terrain sur les aménagements ou les comportements).
Pour répondre à ces objectifs et au souci de disposer d’outils pédagogiques reproductibles, la Maison de l’Environnement et l’Arene ont conjointement confié à l’association La Bouilloire une prestation pour la réalisation d’actions pédagogiques, à titre expérimental, en milieu scolaire.
Dans ce cadre, l’association La Bouilloire a pour mission de concevoir et d’expérimenter auprès de classes élémentaires des outils pédagogiques et méthodologiques facilitant la reproduction d’actions pédagogiques (animations et projets). Ainsi, 17 classes de primaires ont bénéficié d’une séance de sensibilisation en préparation à la semaine « Marchons vers l’école ». et 4 classes de projets pédagogiques (primaire et collège)
En parallèle, la Maison de l’Environnement prépare un diagnostic de la mobilité des écoliers à partir d’un autre questionnaire d’enquête également diffusé en septembre dans les écoles.
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Conflans-Sainte-Honorine (78)
La Ville a organisé avec l’aide d’un prestataire une action de sensibilisation pendant la journée sans voiture. A cette occasion, la Ville a diffusé les dépliants « aller à l’école autrement » ainsi que d’autres supports de sensibilisation de la Sécurité Routière.
De plus, une enquête de mobilité sur les élèves de CM2 de la Ville a été réalisée. À partir des résultats, une réflexion a été lancée au sein des services de la Ville pour encourager l’éco-mobilité scolaire avec l’aide d’un expert en mobilité.
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Paris (75 - Ville pilote 2002/2004 mais non membre du réseau)
La Ville de Paris a missionné un bureau d’études pour réaliser un diagnostic sur trois groupes scolaires du 9ème arrondissement. Cette étude a permis de connaître la répartition modale des élèves, nettement en faveur de la marche puisque les élèves se rendent à 97% à l'école à pied. Cette part modale favorable à la marche peut s’expliquer par des cartes scolaires souvent inférieures à 500 mètres. Toutefois, la densité du trafic incite la Ville à rechercher des améliorations dans trois directions :
une sensibilisation à l’égard du partage de l’espace public, notamment envers les riverains (stationnement) et les commerçants ;
une sécurisation des parcours ;
une pédagogie renforcée.
Par ailleurs, l’étude a montré que 17% des enfants venaient seul à l’école. La proportion d’élèves venant seuls à l’école n’étant donc pas négligeable, les bus pédestres peuvent s’avérer une solution complémentaire pour certains parents.
Pour sa première participation à la semaine Marchons vers l’école, la Ville de Paris a donc privilégié une action de sensibilisation : diffusion des affiches, des kits et dépliants…tout en n‘excluant pas l’organisation de lignes de bus pédestre, en fonction de la mobilisation des acteurs locaux.
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Syndicat de transport de Marne-la-Vallée - secteur 3 et 4 (77)
Le syndicat de transport de Marne-la-Vallée se compose de 8 communes, dotées de 12 écoles. Dans le cadre de la semaine « marchons vers l’école » 2003, le syndicat a proposé à ces collectivités et écoles une action à la carte en fonction des besoins :
- 1er niveau : diffusion affiches et dépliants « marchons vers l’école » et autres brochures;
- 2è niveau : diffusion affiches et dépliants, organisation de bus pédestre, en fonction des équipes pédagogiques (pédagogie de projet avec les élèves).
- 3è niveau : diffusion affiches et dépliants, organisation de bus pédestre, en fonction des équipes pédagogiques (pédagogie de projet avec les élèves) et action renouvelée le long de l’année pour mettre en place un bus pédestre (concertation ave le personnel enseignant)
- 4è niveau : diffusion affiches et dépliants, organisation de bus pédestre, en fonction des équipes pédagogiques (pédagogie de projet avec les élèves) et action renouvelée le long de l’année pour mettre en place un bus pédestre (concertation ave le personnel enseignant), avec action pédagogique (mise à disposition d’une mallette pédagogique).
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Clamart (92)
Depuis, la semaine « marchons vers l’école » organisée en septembre 2002, plusieurs associations apportent leur soutien aux services de la ville pour poursuivre et approfondir cette initiative : association de parents d’élèves FCPE, APEP, association autonome de parents.
Une des écoles, située à côté de la Mairie, a notamment renouvelé son action de bus pédestre, initialement organisée pour le 22/09/2002, en mai et en juin 2003.
Les projets pour la semaine « marchons vers l’école » 2003 ont été suivis par l’inspecteur départemental de l’Éducation nationale.
En 2003, la Ville a diffusé les documents Ademe-Arene à l’ensemble de ces établissements scolaires et encouragé les parents à accompagner leurs enfants à pied ou à vélo. Rencontrant un accueil favorable par les parents des systèmes d'accompagnement collectif à pied, la Ville s'est engagé en 2004 dans une démarche de Plans de déplacements d’écoles sur une école primaire et un collège, avec le soutien de l’Ademe et de l’Arene.
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