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Véhicules légers, la transition I. Les constats En application de la loi sur lair et de lutilisation rationnelle de lénergie du 30 décembre 1996, dans le cadre de la réduction de la pollution atmosphérique des gaz déchappements automobiles, plusieurs recommandations et obligations réglementaires encouragent au développement des véhicules propres. En effet, la croissance permanente du parc de véhicules particuliers et par conséquent du trafic automobile doit être maîtrisée pour réduire les émissions de polluants dans latmosphère. A défaut, des solutions techniques et réglementaires peuvent contribuer à réduire ces émissions, en assurant le développement de nouveaux carburants, de nouveaux moteurs, et en menant une politique plus rationnelle en matière de déplacements. Ainsi, plusieurs carburants ou énergies propres, et modes de combustions correspondants sont proposés par les constructeurs et les fournisseurs. Ont été abordés au cours de ce forum :
II. Le cadre réglementaire Il existe deux types de réglementations. Une première sapplique à la validation des solutions techniques, sous forme de normes ou dhomologation. Elles devront sadapter rapidement aux développements et aux innovations, car certaines sont obsolètes, notamment en ce qui concerne le GNV, et dans de moindres mesures le GPL. Un second type de réglementation concerne la logistique daccompagnement de ces véhicules, en termes de parking, de distribution de ces nouvelles formes dénergies, dateliers de réparation Dailleurs, certaines craintes sont suscitées par les réservoirs GPL, notamment par les sapeurs pompiers, en cas de nécessité dintervention. Fin 1997, on compte environ 70 000 véhicules GPL, et les accidents restent marginaux puisquils sélèvent à 5 depuis 1979 pour un parc moyen de 30 000 à 40 000 véhicules. Pour lensemble de ces carburants, il apparaît un besoin de communiquer davantage afin de rassurer les différents partenaires. III. Des expériences nouvelles Les collectivités et les entreprises publiques sintéressent à ces nouvelles formes dénergies, et commencent pour certaines à les intégrer progressivement à leurs parcs automobiles. Ainsi, la mairie de Saint-Germain-en-Laye a transformé une partie de sa flotte pour utiliser du GPL, celle de Colombes utilise quelques véhicules électriques, celle de Cahors a opté pour le diester et Aéroport de Paris pour le GNV. Mais certaines communes, à linstar de la Ville de Paris développent également une politique de déplacement qui peut-être résumée en trois objectifs :
La Poste a expérimenté des véhicules GPL, GNV et électriques sur la base du coût dutilisation en fonction des kilomètres parcourus et de la répartition des centres dapprovisionnement. Le GPL savère plus rentable pour une utilisation inférieure à 10 000 kms/an. Au delà, lélectrique est plus économique. La quasi absence de stations dapprovisionnement en GNV contrarie lutilisation de ce carburant. Laugmentation de la TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers) sur le GPL et le GNV a contribué à réduire les expériences en cours ou à venir. IV. Perspectives de développement Ces différentes expériences et ces différents carburants évoluent dans un domaine assez récent, en plein chargement. Beaucoup dindustriels et de clients hésitent encore à franchir le pas pour se lancer vers ces nouvelles utilisations. La réglementation doit sadapter, car dans de nombreux domaines, une grande part est laissée à linterprétation des textes. Le développement de ces nouveaux carburants doit être accompagné de celui de centres dapprovisionnement. Ces expériences et les prochaines à venir doivent contribuer à fiabiliser et mieux connaître les différents paramètres liés à leur utilisation. Un partenariat devra également sétablir entre collectivités, entreprises, constructeurs et fournisseurs pour développer lutilisation des " véhicules propres ". |
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