Accueil

Accueil Mobilité Forum TP


Les transports collectifs routiers :
premières réalisations et perspectives




I. Cadrage

Aujourd’hui le secteur des transports est le premier responsable des problèmes de pollution, notamment pour les émissions de CO2, favorables à l’effet de serre. Les zones urbaines arrivent en tête des lieux pollués (à l’exception près de l’ozone, polluant secondaire, que l’on mesure en Ile-de-France, principalement dans les zones périphériques rurales) car elles concentrent un grand nombre de déplacements dans un périmètre restreint.

Au sein des transports, la voiture occupe la place la plus importante. Les déplacements de proximité et les modes de circulation douce (non motorisés), qui n’émettent aucune pollution, sont de moins en moins utilisés.

Dans ce contexte, les transports publics doivent réaffirmer leur atout : être les moins polluants à la personne transportée par kilomètre.

Pour se faire, il faut élargir et adapter l’offre de transports publics, et proposer une qualité de service plus performante, véhiculant l’image du développement d’une filière " propre ".

Depuis quelques temps, les autobus à gaz suscitent l’intérêt de la Région et des Ministères de l’Environnement et des Transports. Le développement de cette filière doit se faire progressivement, en évitant tout accident qui risquerait de la remettre en cause. C’est pourquoi le Service Technique de l’Inspection des Installations Classées a travaillé en coopération avec la RATP pour définir des règles de sécurité.

Parmi les différentes énergies disponibles actuellement et adaptables aux transports collectifs, le GNV (Gaz Naturel pour Véhicule) et le GPL (Gaz de Pétrole Liquéfié), souffrent d’une réglementation obsolète au regard de leurs récentes évolutions. Pour l’électricité et les bi-énergies, des règles nationales existent mais des adaptations s’imposent également, afin de suivre l’évolution technologique.


II. Perspectives de développement

Le PREDIT (Programme national de recherche et d’innovation pour les transports terrestres) accompagne les actions de recherche et développement pour concevoir des véhicules propres, économes et sûrs.

En ce qui concerne les autobus, pour s’adapter à l’évolution des normes Euro 1, Euro 2 et prochainement Euro 3, qui doit se traduire par une diminution des émissions de polluants, les contraintes actuelles et futures sont connues :

  • réduire, voire supprimer les émissions d’oxyde d’azote (NOx) et de particules
  • limiter la consommation des véhicules
  • contrôler les coûts d’achat et d’entretien

Pour mémoire, le passage de la norme Euro 1 (1993) à Euro 3 (2000) permettra une réduction des émissions de 37% pour les NOx et de 70% pour les particules.

Pour améliorer ces résultats, les recherches s’orientent sur les modes de combustion et l’utilisation de nouveaux carburants, principalement le GNV (Gaz Naturel Véhicule) et le GPL, en remplacement des diesels.


III. Expériences

La RATP, qui assure 80% du trafic des transports publics en Ile de France est responsable de 4% de la pollution routière, pour un parc de 4000 bus sur un total de 200 lignes.

La demande des usagers a évolué. Elle intègre davantage les problèmes de santé publique liés à la pollution routière. Pour répondre à cette demande l’opérateur doit développer une gamme d’offre de transports publics diversifiée et propre. On attend de lui que les progrès accomplis soient immédiatement visibles.

La RATP s’est donc engagée avec la Région, depuis 1995, dans un programme de recherche sur les bus propres. Ce programme a permis de caractériser les émissions des bus en circulation et d’étudier les impacts des diverses actions possibles, afin de préconiser des solutions. L’évaluation environnementale porte sur une large gamme de polluants.

Les choix technologiques doivent avoir une efficacité sur la pollution et une faisabilité en exploitation à grande échelle. De nombreux essais sont réalisés afin de déterminer un choix permettant de répondre à toutes les exigences : écologiques, techniques et économiques.

D’autres expériences sont également menées en France et à l’étranger. Les villes de Poitiers et Nice ont mis en service des bus au GNV, et la ville de Vienne (Autriche) a depuis 35 ans un réseau de bus au GPL.


IV. Conclusion

Pour répondre à l’évolution des normes européennes et aux préoccupations en matières de santé publique et de pollution routière, les transporteurs développent des expériences pour tester les différentes technologies propres disponibles.

Les transports publics, à titre d’exemple, constituent la " vitrine " des technologies nouvelles, moins polluantes. Pour concilier leurs contraintes environnementales et économiques, il est impératif de tester ces différentes technologies afin d’en déterminer une capable de répondre à une exploitation à grande échelle.

Pour accompagner ce développement, il est nécessaire de faire évoluer la législation et la réglementation qui souvent sont absentes ou obsolètes dans ces domaines.






Les implications de la loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie

Rôle de l'Arene

Un outil pratique pour la commande publique<

Copyright Arene Ile-de-France - Tous droits réservés - Mentions légales