Accueil

Accueil Mobilité Forum TP


Les voies navigables :
potentialités et perspectives
en Ile-de-France




I. Cadrage

La voie d’eau est un des modes de transport les plus anciens. Elle a joué un rôle primordial dans l’émergence des pôles d’activité, notamment pour l’Ile-de-France et Paris. Pour le fret, la part du transport fluvial a progressivement diminué au profit de la route et du ferroviaire. On assiste d’ailleurs à une forte augmentation du transport routier, elle-même accentuée par une augmentation du volume des emballages, qui protègent les matériaux et sont un atout commercial.

Une étude de 1995 sur la répartition du fret selon les différents moyens de transport montre que pour les marchandises entrant en Ile-de-France, 12% le sont par voies navigables (16 % pour le chemin de fer et 72 % pour la route) et pour les marchandises sortant d’Ile-de-France, seulement 5 % le sont par voies d’eau (9 % pour le chemin de fer et 84 % pour la route).

Dans le cadre de l’élaboration du Plan de Déplacements Urbains (PDU) et en application de la loi sur l’air, les recommandations encouragent le recours aux voies navigables et aux techniques combinées (rail/route, fleuve/route) pour le transport de marchandises, comme moyen pour réduire le transport routier.

En 1997, sur 17 millions de tonnes de trafic, 4 % étaient assurées par voie fluvio-maritime, réparties en matériaux de construction (78 %), combustibles minéraux solides (5 %), produits pétroliers (3 %) et produits agricoles (8 %).

La totalité du réseau géré par VNF (Voies Navigables de France) s’étend sur 8 500 kms. L’essentiel a été confié à un établissement public industriel et commercial créé en 1991 : Voies Navigables de France. Cet établissement public a pour mission d’entretenir, d’exploiter, de développer le réseau, et de participer au développement du transport fluvial.


II. Perspectives de développement

Les voies d’eau sont utilisées par rapport aux capacités des écluses. En Ile-de-France, elles apparaissent comme une alternative à la route et au rail qui sont deux modes saturés.

L’ensemble des marchandises transportées s’intègre dans un système logistique main d’œuvre/matière/déplacements. Les entreprises diminuent aujourd’hui les sites de production et de stockage, mais augmentent les aires commerciales, ce qui multiplie les transports.

La voie d’eau doit démontrer sa capacité de réponse aux exigences de délais des entreprises, et notamment aux besoins des flux tendus. Elle est capable d’assurer une régularité de services et est moins polluante que les autres modes de transport au niveau de l’air, de l’eau ou du bruit. On peut considérer que l’efficacité énergétique du transport fluvial est deux fois supérieure à celle du transport routier (ramenée au chargement moyen des véhicules en France, soit 10 à 13 tonnes, on obtient une efficacité du transport fluviale 3 fois supérieure).

En Ile-de-France, 23 % des communes, qui représentent 21 % de la superficie et 52 % de la population de la Région sont traversées par une voie navigable.

L’ADEME a sorti un rapport en 1997 qui indique que le transport des déchets représente 33 % des tonnages de fret en France et 15 % des flux domestiques. Ils représentent un camion sur 3 si l’on inclut les camions de collecte. Le transport fluvial en Ile-de-France doit donc se positionner sur ce marché.

Les villes de New-York, Genève et La Haye assurent une partie du transport de leurs déchets par voie fluviale.

D’une manière générale, il faut inciter les collectivités à mettre fin au démantèlement des sites ferroviaires embranchés et des sites logistiques mouillés en milieu urbain, et les encourager à développer des activités de logistique urbaine. La ville d’Ivry s’inscrit dans cette démarche avec la réalisation d’un port.

Le transport par containers permet d’assurer l’intermodalité entre les différents moyens de transports maritimes, fluviaux, ferroviaires et routiers.

La société " Logiseine ", commissionnaire de transport, recherche sans cesse des capacités de transport, que ce soit par camions, barges ou train, pour fournir un service complet porte à porte. Par contre, la régularité du service demande une légère anticipation. Le transport entre le Havre et Gennevilliers dure 30 heures. L’atout principal du transport fluvial est sa capacité (un seul convoi peut transporter 240 containers de vingt pieds).


III. Conclusion

La fonction de transport de la voie d’eau prend toute sa dimension dans une région où les infrastructures de transport sont en voie de saturation. En 1998, la voie d’eau en assuré 13 % des approvisionnements d’Ile-de-France. C’est un atout majeur pour l’exportation de la valeur ajoutée créée dans la Région. De nombreux secteurs économiques en ont pris conscience. C’est le cas de l’industrie automobile, du BTP, de la filière céréalière, mais aussi de nombreuses entreprises qui utilisent le transport fluvial pour l’exportation via les ports de Basse-Seine (Rouen et Le Havre). Le regain d’intérêt pour la voie d’eau s’accompagnera d’une meilleure prise en compte de ses autres fonctions. La voie d’eau n’a pas qu’une fonction de transport. La fonction vitale et environnementale est essentielle. La moitié de l’eau nécessaire aux habitants d’Ile-de-France est pompée dans les rivières.






Les implications de la loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie

Rôle de l'Arene

Un outil pratique pour la commande publique<

Copyright Arene Ile-de-France - Tous droits réservés - Mentions légales