Newsletter

Des Territoires, Des Projets, Une Agence

Retour sur le Mardi de l'ARENE "Intelligence collective et outils participatifs, d'abord se comprendre pour mieux travailler ensemble"

08/06/2015
Démocratie participative

Très riches échanges autour de la culture de la participation le 12 mai dernier au cours du Mardi de l'ARENE "Intelligence collective et outils participatifs", qui s'est organisé justement sous forme d'ateliers participatifs.
World café, mur d'expression, carte d'empathie et restitution en plénière sont les outils qui ont été utilisés pour cet événement de lancement du cycle d'ateliers.
Le point de vue d'acteurs clé (élus, directeurs et  acteurs locaux) ainsi que les retours d'expériences de collectivités (Vitry-sur-Seine, Fontenay-sous-bois, Congis-sur-Thérouanne, Stains...) ont permis de notamment de traiter d'une clé de réussite essentielle : mieux se connaître pour se comprendre, pouvoir adopter le point de vue de l'autre pour mieux travailler ensemble.

Le principe de participation dans les démarches locales, notamment en faveur du développement durable, du climat et de la transition écologique est considéré à juste titre comme un élément indispensable de réussite, permettant de favoriser le changement de pratiques et au final de comportement. L’intelligence collective et les outils participatifs contribuent à instaurer une culture de l’échange, de la participation sereine et constructive entre l’ensemble des acteurs mobilisés.

Dans cette logique, une telle démarche nécessite que les élus, les acteurs locaux et les agents puissent se comprendre et partager les mêmes objectifs… Se connaître pour se comprendre et mieux travailler ensemble : Tel a donc été le point de départ de ce « Mardi de l’ARENE ».

La matinée a donc été l’occasion de poser cette problématique autour d’un world café : je suis élu(e)/directeur(trice)/ acteur(trice) et j’ai vécu une démarche participative… quels sont mes difficultés, mes atouts, mes attentes ? Six groupes d’échanges ont permis de  "se mettre à la place de", d’imaginer ces situations en interrogeant directement ces acteurs (que nous remercions encore une fois de leur participation) et en formalisant ces réflexions dans des cartes d’empathie.

Parmi les questionnements, difficultés et leviers relevés, nous retiendrons (non exhaustif) :

  • Pour les élus : des échanges autour de la place et rôle de l’élu, de sa prise à partie, souvent "victime" d’un contexte plus global de méfiance vis-à-vis du politique et de la possibilité d’éviter cela en expliquant clairement les règles du jeu, en informant de la suite à donner aux propositions formulées ou encore en encourageant et en facilitant l’initiative. L’idée de varier les modalités, les temps  et les possibilités de participation pour assurer une bonne représentativité et pour croiser toutes les expertises doit être porté et communiqué par l’élu(e). On relèvera les idées clés autour d’une "aventure collective" , d’une bonne lisibilité des enjeux et modalités pendant et après la démarche participative, de l’acceptation d’un temps nécessaire (souvent long) de construction d’une culture participative…
  • Pour les directeurs(trices) : le premier défi relevé a été la mobilisation et la nécessité de rendre compréhensible la démarche auprès des équipes. Il faut aussi veiller à articuler et optimiser les démarches participatives pour assurer une bonne cohérence et lisibilité des travaux de la collectivité. L’équipe de direction doit faire preuve de conviction et d’implication, être source de motivation pour mobiliser des référents et valoriser les initiatives. La relation élu/direction a aussi été relevée pour porter ce projet commun auprès des services et des habitants.
  • Pour les acteurs locaux : l’intérêt de telles démarches est bien de croiser différents regards, de s’acculturer au développement durable, aux projet territoriaux de développement durable porté par un Agenda 21/PCET. Ce point peut être aussi une énorme difficulté face aux sensibilités, compréhensions et attentes divergentes. L’acteur peut participer mais aussi organiser et animer des démarches participatives dans le cadre de politique ou d’Agenda 21/PCET, et il a pour cela besoin d’un soutien et de moyens financiers. Comme pour la collectivité, il doit aussi rendre lisible, mobiliser et résoudre des conflits éventuels qui pourraient émerger lors des débats (mais ne pas chercher à les éviter). Un savoir-faire en termes d’animation est donc aussi très important. Enfin, l’acteur réaffirme son rôle actif dans la vie, la capacité créatrice et d’initiative qui doit être soutenu et valorisé.

La matinée s’est achevée par une restitution des travaux et par le lancement officiel du cycle d’atelier (Fiche détaillée du cycle disponible dans la partie "Documents liés" en haut à droite de cette page)

 

Rendez-vous le 22 juin pour le prochain atelier de ce cyle qui s’adresse aux élus, agents et acteurs locaux de la concertation et du développement durable et vise à répondre aux besoins de terrain.
Au programme : trois outils de sensibilisation à utiliser pour les démarches de territoires, un outil d'analyse et de partage de situations complexes.

Nos publications

Mars 2018
- ARENE, IAU, France nature environnement Île-de-France, DRIEE (Direction régionale et interdépartementale de l'environnement et de l'énergie Île-de-France), France nature environnement Île-de-France
Innovation sociale et Transition écologique
Juin 2017
- ARENE, Commissariat général au développement durable
Mieux connaître et reconnaître cette capacité d’innovation, mieux accompagner et parfois aider à changer d’échelle ces initiatives qui marchent, sont...
Janvier 2017
- ARENE
L’intelligence collective est particulièrement efficace pour la résolution de problématiques complexes. Elle permet de produire en un temps limité,...

AILLEURS SUR LE WEB