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Vers des circuits courts alimentaires grâce à l'agriculture urbaine ?

Publié le 06/09/2016Mis à jour le 07/09/2016
Auteur : 
ARENE
Type de publication : 
Compte rendu
Agendas 21
Territoires

Compte rendu du module 4 de la formation action "Circuits courts alimentaires et Agendas 21"

Après le 1er module sur "L'action foncière au service d'un projet agricole de territoire", le 2e sur "Les politiques de soutien à une agriculture durable de proximité" et le 3e module sur les produits locaux dans la restauration collective, la formation action "Circuits courts alimentaires et Agendas 21" s'est poursuivie le 26 mai 2016 sur l'agriculture urbaine.

Alors que l’agriculture est traditionnellement associée à la ruralité, l’agriculture urbaine peut apparaître comme un oxymore. Elle fait l’objet d’une dizaine de définitions, provenant d’expériences et réalités variées dans le monde (Asie, Afrique, Amérique, Europe…) et elle se caractérise par sa diversité de formes et de fonctions.

Certains voient en l’agriculture urbaine l’affirmation d’une nouvelle utopie : celle "d’une autosuffisance alimentaire des villes". Mais cette utopie de l’autosuffisance alimentaire, notamment en Île-de-France, peut être vite contrecarrée par les discours pragmatiques : ceux de la réalité des besoins fonciers dépassant les possibilités, ceux des seuils et modèles économiques de rentabilité, ceux des bassins de consommation et des habitudes alimentaires,…

Pour autant, cette utopie n’en reste pas moins nécessaire pour mobiliser,  se projeter dans la quête d’un "bien-être territorial", discuter des systèmes alimentaires territoriaux, créer les bases d’une gouvernance alimentaire, en somme "faire projet".

Dans les faits, force est de constater que les ceintures maraîchères et les jardins ouvriers sont des exemples historiques d’agriculture dans le tissu urbain. Ces productions sont d’ailleurs depuis longtemps valorisées en "circuits courts de proximité".

Mais la controverse fait toujours rage : tandis que l’on fait "germer" des projets en zones infra-urbaines, la consommation foncière périurbaine et rurale se poursuit, paradoxe d’une société qui s’étale et qui regarde l’agriculture comme une "réserve foncière".

L’agriculture urbaine peut cependant devenir un nouveau référentiel pour "faire projet", pour reconcevoir la ville, la campagne, le territoire, et reconnecter les mondes urbain et rural. Elle devient un objet d’action publique en milieu urbain métropolitain. Elle reste objet de réalités très variées. En somme, à chacun son acception, sa représentation et donc son projet !

Ce module a été réalisé avec l’appui de Natureparif, de l’International Urban Food Network, du Vivant et la Ville/Bureau d’études de Gally, de Paysan Urbain, d’AgroParisTech et d'Urbagri

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Après le 1er module sur "L'action foncière au service d'un projet agricole de territoire", le 2e sur "Les politiques de soutien à une agriculture durable de proximité" et le 3e module sur les produits locaux dans la restauration collective, la formation action "Circuits courts alimentaires et Agendas 21" s'est poursuivie le 26 mai 2016 sur l'agriculture urbaine.

Alors que l’agriculture est traditionnellement associée à la ruralité, l’agriculture urbaine peut apparaître comme un oxymore. Elle fait l’objet d’une dizaine de définitions, provenant d’expériences et réalités variées dans le monde (Asie, Afrique, Amérique, Europe…) et elle se caractérise par sa diversité de formes et de fonctions.

Certains voient en l’agriculture urbaine l’affirmation d’une nouvelle utopie : celle "d’une autosuffisance alimentaire des villes". Mais cette utopie de l’autosuffisance alimentaire, notamment en Île-de-France, peut être vite contrecarrée par les discours pragmatiques : ceux de la réalité des besoins fonciers dépassant les possibilités, ceux des seuils et modèles économiques de rentabilité, ceux des bassins de consommation et des habitudes alimentaires,…

Pour autant, cette utopie n’en reste pas moins nécessaire pour mobiliser,  se projeter dans la quête d’un "bien-être territorial", discuter des systèmes alimentaires territoriaux, créer les bases d’une gouvernance alimentaire, en somme "faire projet".

Dans les faits, force est de constater que les ceintures maraîchères et les jardins ouvriers sont des exemples historiques d’agriculture dans le tissu urbain. Ces productions sont d’ailleurs depuis longtemps valorisées en "circuits courts de proximité".

Mais la controverse fait toujours rage : tandis que l’on fait "germer" des projets en zones infra-urbaines, la consommation foncière périurbaine et rurale se poursuit, paradoxe d’une société qui s’étale et qui regarde l’agriculture comme une "réserve foncière".

L’agriculture urbaine peut cependant devenir un nouveau référentiel pour "faire projet", pour reconcevoir la ville, la campagne, le territoire, et reconnecter les mondes urbain et rural. Elle devient un objet d’action publique en milieu urbain métropolitain. Elle reste objet de réalités très variées. En somme, à chacun son acception, sa représentation et donc son projet !

Ce module a été réalisé avec l’appui de Natureparif, de l’International Urban Food Network, du Vivant et la Ville/Bureau d’études de Gally, de Paysan Urbain, d’AgroParisTech et d'Urbagri

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Alors que l’agriculture est traditionnellement associée à la ruralité, l’agriculture urbaine peut apparaître comme un oxymore. Elle fait l’objet d’une dizaine de définitions, provenant d’expériences et réalités variées dans le monde (Asie, Afrique, Amérique, Europe…) et elle se caractérise par sa diversité de formes et de fonctions.

Certains voient en l’agriculture urbaine l’affirmation d’une nouvelle utopie : celle "d’une autosuffisance alimentaire des villes". Mais cette utopie de l’autosuffisance alimentaire, notamment en Île-de-France, peut être vite contrecarrée par les discours pragmatiques : ceux de la réalité des besoins fonciers dépassant les possibilités, ceux des seuils et modèles économiques de rentabilité, ceux des bassins de consommation et des habitudes alimentaires,…

Pour autant, cette utopie n’en reste pas moins nécessaire pour mobiliser,  se projeter dans la quête d’un "bien-être territorial", discuter des systèmes alimentaires territoriaux, créer les bases d’une gouvernance alimentaire, en somme "faire projet".

Dans les faits, force est de constater que les ceintures maraîchères et les jardins ouvriers sont des exemples historiques d’agriculture dans le tissu urbain. Ces productions sont d’ailleurs depuis longtemps valorisées en "circuits courts de proximité".

Mais la controverse fait toujours rage : tandis que l’on fait "germer" des projets en zones infra-urbaines, la consommation foncière périurbaine et rurale se poursuit, paradoxe d’une société qui s’étale et qui regarde l’agriculture comme une "réserve foncière".

L’agriculture urbaine peut cependant devenir un nouveau référentiel pour "faire projet", pour reconcevoir la ville, la campagne, le territoire, et reconnecter les mondes urbain et rural. Elle devient un objet d’action publique en milieu urbain métropolitain. Elle reste objet de réalités très variées. En somme, à chacun son acception, sa représentation et donc son projet !

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